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10 solutions contre la chute de cheveux – Santé

Toujours moins de cheveux : la hantise des femmes, et un risque augmenté avec l’âge ou par certains problèmes de santé. Comment éviter la chute et favoriser la repousse ?

Seulement 2 % de femmes souffrent d’une calvitie réelle, mais plus des trois quarts des Françaises se plaignent d’alopécie, c’est-à-dire d’une chute de cheveux jugée trop importante. Ce phénomène classique et transitoire à l’automne et parfois au printemps peut s’aggraver après 50 ans, quand les cheveux repoussent plus fins et moins nombreux. Rien ne va plus quand les hormones se dérèglent aussi, au point d’être à l’origine d’une chute accélérée de nature androgénétique, sous l’effet de la ménopause et parfois du stress prolongé. Sans parler des affections dermatologiques du cuir chevelu… Autres facteurs de santé prédisposants : un trouble de la thyroïde, le choc d’une anesthésie ou d’une infection et bien sûr l’effet de certains traitements de prévalence

Prendre un traitement hormonal à la ménopause ?

Quand la chute anormale des cheveux semble directement liée à l’arrivée de la ménopause, les traitements hormonaux de substitution peuvent contribuer à la limitation. Toutes les femmes ne sont pas éligibles à cette solution qui est déconseillée en cas d’antécédents de cancers féminins ou de prédisposition familiale. À discuter avec le médecin traitant ou le gynécologue.

Équilibrer la thyroïde

Tout dérèglement de cette glande peut avoir un maintien sur les cheveux, en particulier l’hypothyroïdie touchant 15 % des femmes après 50 ans. On y pense en cas de symptômes caractéristiques (fatigue, déprime, sensation de froid, œdème…). Le médecin peut prescrire un bilan TSH afin d’évaluer la nécessité d’un traitement. Patience, le bénéfice sur les cheveux n’est pas immédiat mais il sera durable.

Traiter la dermite séborrhéique

Elle se manifeste par des plaques rouges couvertes de pellicules blanches et/ou jaunes sur les zones les plus grasses du cuir chevelu. Un signe de prolifération de levures (ou Malassezia), entraînant une inflammation et un renouvellement cellulaire accéléré. C’est bénin, mais dans les formes sévères, les plaques forment un « casque » qui favorise la chute de cheveux. À traiter avec des shampooings normalisants contre l’excès de sébum, et antifongiques à base de kétoconazole ou ciclopirox olamine pour une véritable efficacité.

Améliorer le psoriasis

Il s’agit d’une inflammation chronique de la peau qui se manifeste par des lésions érythémato-squameuses, dont l’origine est mal connue et pourrait être génétique. Si le psoriasis n’est pas responsable en lui-même de l’alopécie, les démangeaisons qu’il peut provoquer des provoqués et donc une chute de cheveux cicatricielle. La nécessaire prise en charge par le dermatologue repose notamment sur des dermocorticoïdes et/ des analogues de la vitamine D aux effets kératorégulateurs.

Appliquer la bonne lotion

Il existe de nombreuses lotions cosmétiques adaptées aux épisodes saisonniers et transitoires. Pour les chutes de cheveux durables avec l’âge, ou sévères en cas de problèmes de santé (thyroïde, traitement oncologique…) et/ou de nature androgénétique, vaut mieux privilégier le minoxidil délivré en pharmacie sans ordonnance. La concentration à 2 % est recommandée pour les femmes, et dans les cas résistants, la solution à 5 % est envisageable, mais peut entraîner une hyperpilosité dans 30 % des cas. Attention, le bénéfice n’est durable que le temps du traitement.

Compter sur les bons nutriments

Si le manque de fer est une cause aggravante de la chute de cheveux, les carences sont plus rares à la ménopause, surtout si l’on suit un régime alimentaire amincissant protéiné et riche en viande. Ce type d’alimentation étant plutôt pauvre en zinc et en vitamines, dont le manque contribue aussi à l’alopécie, on équilibre les apports en mangeant plus de lentilles, de haricots rouges ou blancs, de fruits et légumes frais… Une cure de compléments les aliments riches en vitamines D3, B, C, E, en oméga-3, en zinc et lycopène peuvent aussi être utiles.

Oser les soins de médecine esthétique


Stimuler les bulbes à la racine pour favoriser la repousse, c’est aussi possible grâce à la photothérapie, ou traitement par LED, s’appuyant sur la pénétration de longueurs d’ondes spécifiques dans le derme profond. À compléter éventuellement par la carboxythérapie avec injections de CO2 (gaz carbonique) au niveau des bulbes, réalisé en cabinet médical. De quoi booster la circulation sanguine et l’oxygénation, et donc la revitalisation des tissus.

Déstressant à tout prix…

La réaction inflammatoire liée au stress peut contribuer à la chute des cheveux, c’est connu. On parle « d’effluvium télogène ». Si les divers traitements locaux (lotions, massages, compléments alimentaires…) peuvent accélérer la repousse, il faut logiquement traiter la cause du problème et réduire le stress. Les plantes (aubépine, passiflore, valériane comme dans le complexe Euphytose) aident à retrouver un peu de sérénité, tout comme la pratique du yoga, de la méditation pleine conscience, ou la sophrologie…

Arrêter de fumer

C’est prouvé, le tabac fait mauvais ménage avec la santé des cheveux : 10 cigarettes par mois multiplient par 2 le risque d’alopécie environ, et par quatre celui du blanchiment. Ce n’est pas la raison la plus vitale d’arrêter, mais cela motive.

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