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Des crampes intenses aux jambes ? Il peut s’agir d’un trouble cardiovasculaire

Vous aimez bouger au quotidien mais vous ressentez très souvent une forte douleur ou une crampe au niveau des jambes, notamment du mollet ? Ce signe est à prendre très au sérieux comme l’explique le Dr Matthew Cindric, chirurgien vasculaire dans un article dédié. Ce dernier affirme en effet que ce type de douleurs pendant l’activité physique peut être un signe précoce d’une affection appelée maladie artérielle périphérique (PAD) qui doit conduire à consulter son médecin. La maladie artérielle périphérique est une maladie cardiovasculaire bien connue caractérisée par un rétrécissement des artères dû à l’accumulation de plaques de cholestérol (athérosclérose).

Ce phénomène peut se produire dans les bras ou les jambes, et c’est l’obstruction partielle d’une artère de la jambe qui provoque cette fameuse crampe durant l’effort sachant que l’emplacement de la douleur dépend de l’emplacement de l’artère bloquée. Aucun symptôme n’apparaît dans les premiers stades de la maladie, puis la personne remarque une douleur, des crampes ou une lourdeur répétée dans l’une ou les deux jambes pendant qu’elle marche ou fait de l’exercice. « Ces symptômes associés parce que les muscles ne peuvent pas obtenir suffisamment d’oxygène et de nutriments pendant les périodes d’efforts accumulés, car l’apport sanguin est réduit. », explique ainsi le Dr Matthieu Cindric.

L’hygiène de vie, la meilleure des préventions

Ce phénomène porte un nom bien précis : la claudication intermittente. Au fur et à mesure que la PAD progresse, les symptômes deviennent généralement plus graves et peuvent inclure des plaies ou des ulcères aux pieds qui ne guérissent pas, ou une douleur ou un engourdissement continu. « Les problèmes vasculaires ont tendance à s’aggraver rapidement sans diagnostic ni intervention médicale rapide, en particulier chez les patients qui ont des blessures aux pieds qui ne guérissent pas. », ajoute le Dr Cindrinc dans un communiqué de presse de l’université Penn State Health. « Plus tôt vous remarquerez les signes et serez évalués, plus vite les médecins pourraient vous mettre sur la voie de la guérison. »

L’un des tests de diagnostic consiste à mesurer la pression artérielle dans les bras et les jambes, puis à comparer le rapport entre les deux résultats obtenus. Côté traitements, ces derniers peuvent inclure des changements de régime alimentaire, de l’exercice physique sous surveillance médicale, des médicaments pour stimuler le débit sanguin dans les artères, voire des procédures pour ouvrir les artères bloquées. Si la génétique joue un rôle dans l’apparition de la maladie, les quatre autres facteurs de risque connus sont contrôlables, car liés à l’hygiène de vie : tabagisme, diabète ainsi qu’un taux élevé de cholestérol et/ou de glycémie et une hypertension artérielle non contrôlée.

« Le tabagisme est de loin le grand gagnant. », estime le médecin, qui indique « la PAD est beaucoup plus acceptée chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. » Enfin, ce dernier donne ses conseils aux personnes concernées : « éviter par cesser de fumer, adopter un programme d’exercices physiques structuré (marcher au moins 30 à 40 minutes par jour, cinq jours par semaine) et travailler avec votre médecin pour gérer ces facteurs de risque. » Celui-ci conclu : « même si vous avez finalement besoin d’une intervention chirurgicale, les résultats à long terme dépendent fortement de la manière dont ces autres facteurs sont gérés. »

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