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Insécurité alimentaire : des solutions pour faire face au prix des aliments

La co-directrice générale au Carrefour solidaire Centre-Sud, Sylvie Chamberland, partage plusieurs conseils aux consommateurs de la Saskatchewan au sein de ce centre communautaire d’alimentation.

Elle recommande de diversifier les sources d’approvisionnement et d’essayer des produits comparables. Par exemple, si le prix des légumes et des fruits frais ne convient pas au budget familial, elle conseille aux consommateurs de se tourner vers l’option des légumes et des fruits congelés.

En ce sens, elle propose de substituer la viande fraîche à des légumineuses pour ceux qui n’y voient aucun inconvénient à l’essayer.

Pour réduire le montant de la facture d’épicerie, elle conseille de consulter les circulaires pour se procurer les produits à prix réduit et d’utiliser des coupons rabais. Lorsqu’il est possible pour le consommateur, elle propose de faire des réserves de produits lorsque les prix baissent.

« Si vous avez le moyen d’accumuler de la nourriture, c’est une bonne stratégie qui permet de profiter pleinement des rabais. »

Une citation de Sylvie Chamberland, codirectrice générale au Carrefour solidaire Centre-Sud

Oeuvrant au sein d’un centre d’alimentation, Sylvie Chamberland recommande de faire recours aux banques alimentaires.

En Saskatchewan, l’organisme Banques alimentaires de la Saskatchewan compte 36 banques alimentaires aux quatre coins de la province dont l’objectif est de répondre aux besoins des personnes en situation d’insécurité alimentaire. Chaque mois, l’organisation sert près de 40 000 personnes dont 42 % sont des enfants.

Des actions nécessaires de la part des gouvernements

Selon Mme Chamberland, les gouvernements provinciaux et fédéraux doivent s’impliquer pour aider les résidents à faire face à l’insécurité alimentaire.

Elle croit que cela passe tout d’abord par des programmes sociaux et gouvernementaux qui aident à réduire les frais liés au logement et au service de garde.

Elle ajoute que les programmes d’aide sociale doivent être adaptés pour mieux accompagner les personnes dans le besoin.

actuellement, lorsque [les personnes de] 18 à 64 ans sortent de la pauvreté ou réussissent à trouver un travail, ils se font couper les sous qu’ils étaient capables d’aller chercher dans les programmes sociaux et se retrouvent de nouveau dans le cycle de la pauvretéprécise, Sylvie Chamberland.

Le déploiement de programmes d’alimentation dans les écoles et le financement des organismes d’aide alimentaire sont aussi des pistes de solutions.

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