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Le 12 mars à 8h, conditions parfaites pour l’ouverture de la pêche à la truite

François Jossec, de la Fédération de Pêche du Morbihan promet une ouverture réussie. ©J.-MF

« Dans le Morbihanplus de 5000 kilomètres de cours d’eau concernent ce que l’on nomme la 1ère catégorie piscicole. Une classification qui correspond aux cours d’eau abritant des populations de truites et dont les eaux sont courantes, fraîches et oxygénées. » indiquer François Jossecagent de développement à la Fédération départementale de la pêche.

« Ouverture pluvieuse, ouverture heureuse ! »

Il se pourrait d’ailleurs que l’ouverture soit pluvieuse mais ne dit-on pas, lâche François Jossec : « ouverture pluvieuse, ouverture heureuse ! »

S’il pleut, il conviendra de ne pas négliger la prospection de postes abrités : souches d’arbre ou sous-berges.

Par contre, si le soleil brille, il faudra peut-être privilégier la pêche aux leurres, avec cuiller tournante.

» La truite ouvre l’œil »

« A l’inverse, si le soleil n’est pas de la partie, les pêcheurs ne doivent pas hésiter à avoir recours à des cuillers aux couleurs vives, fluorescentes. Et oui, la truite ouvre l’oeil et les couleurs chatoyantes ne la laisse pas indifférente ! »

François Jossec.

En conditions d’eau teintée, « les poissons sont moins méfiants et ont tendance à passer à table rapidement. Il faudra profiter de ces opportunités pour réussir cette ouverture. »

Sur le plan réglementaire, aucun changement n’est à noter, sachant que tout pêcheur digne de ce nom sait que le quota de truites est de six par jour et par pêcheur, avec une taille légale de capture de 23cm.

» La pêche, certainement le moins onéreux des loisirs »

20€, c'est le tarif
20€, c’est le tarif d’une carte de pêche (couvrant le territoire national) pour les jeunes entre 12 et 18 ans. ©F. Jossec.

Pas de changement non plus concernant les cartes de pêche. Pour une personne majeure, la carte du département est à 78€ et une carte nationale (permettant de pêcher uniformément sur l’ensemble du territoire national) à 100€. Pour les mineurs de moins de 12 ans, la carte (pour toute la France) est de 6€/an et de 20€ pour les jeunes de 12 à 18 ans.

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« La pêche est certainement le loisir le moins cher, avec une offre permettant de s’adonner à son loisir un peu partout dans le pays, et sans supplément à payer, »

François Jossec.

» Veiller au respect des règles »

Alors qu’approche le jour tant attendu de l’ouverture en 1ère catégorie, qu’un peu plus de 16 000 pêcheurs (un pêcheur sur trois à moins de 18 ans) se prépare à arpenter les berges voisines de plus de 5000 km de cours d’eau.

« L’ensemble des gardes-pêches particulières de l’AAPPMA (Associations Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique) et les Agents de développement de la Fédération seront sur le terrain pour veiller au respect des règles. »

François Jossec.

Les AAPPMA disposant de gardes affirmés, « mais malgré tout, on en manque », indique François Jossec, l’un des quatre gardes fédéraux intervenant en symbiose avec les gardes privés.

« Les pêcheurs sont globalement responsables »

S’ils contrôlent, les gardes ne constatent toutefois pas trop d’aberrations, de cas de fraude magistrale.

« Les pêcheurs sont globalement responsables, respectueux des lieux et des terrains jouxtant les cours d’eau. Les travaux d’entretien des berges et pourtours des ruisseaux et rivières effectués par les associations de pêche (en échange du droit de passage) ont supprimé le lien entre pêcheurs et propriétaires de terres, »

François Jossec.

Une application : « génération pêche »

Le garde signale néanmoins que chaque année, des procès verbaux sont dressés pour non respect de la taille ou de la quantité de poissons réprimés, de défaut de carte de pêche etc.

« Les pêcheurs doivent veiller à conserver leur carte de pêche sur eux. Ils peuvent aussi télécharger une application « génération pêche de la Fédération nationale » leur permettant de mettre leur carte sur leur téléphone. »

Question qualité de l’eau, « les actions obtenues depuis des années ont largement contribué à améliorer les milieux autrefois dégradés par les activités humaines. Cependant, pour permettre le développement – ​​la reproduction des truites – des espèces, il convient de ne pas refuser les bras. L’entretien des cours d’eau est une nécessité », insiste l’agent de développement de la Fédération.

« Lui ouvre l’appétit ! »

En attendant samedi 12 mars à 8h, à chacun de prévoir l’éventail de techniques à mettre en oeuvre, les appâts naturels (vers de terre, vairons,) à privilégier.

« La truite Fario (truite de rivière) est une espèce sélective dans son régime alimentaire, mais elle mange de tout : de simples petits insectes aquatiques aux petits poissons, en passant par des vers de terre, »

François Jossec.

Les conditions climatiques semblent réunies pour favoriser une belle ouverture en première catégorie. Les truites seront au rendez-vous. Il suffira simplement de savoir les mettre en appétit !

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