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Nelson, ce taureau limousine du Cantal qui pourrait briller à Paris

Non loin d’Aurillac, Nelson est l’objet de toutes les attentions. C’est le seul taureau de race limousine à concourir au Salon de l’agriculture à être élevé hors berceau. Avant le concours, il suit un régime alimentaire bien spécifique.

Dans sa ferme de Saint-Mamet-la-Salvetat, dans le Cantal, le propriétaire du taureau Nelson n’a qu’une idée en tête : être distingué lors du Salon de l’agriculture de Paris. Dans sa catégorie, Nelson est un mannequin d’une vraie taille. Agé de quatre ans et demi, il affiche 1,4 tonne sur la balance, une robe parfaite, les os fins et une largeur de dos impressionnante. Un coup à finir sur un podium lors du prochain Salon de l’agriculture.

Laurent Echavidre, propriétaire de Nelson, explique : « Sur la quinzaine de taureaux qui vont être à Paris, il sera le seul représentant en taureau du secteur hors berceau. Le berceau est la partie limousine, nord Dordogne et jusqu’à la Creuse. La première fierté est de représenter la course limousine à Paris, car il n’y a pas beaucoup de sélectionnés. Ensuite c’est la fierté pour le travail de mon élevage. Enfin, c’est de la fierté pour la région Auvergne. Pour mon exploitation, ce salon représente la notoriété et un savoir-faire. Si je suis retenu à Paris, cela veut dire que je sélectionne des animaux qui ont de bonnes capacités ». ». L’éleveur ne tarit pas d’éloges sur son champion : « C’est un animal assez calme. Au niveau de la morphologie, il présente un très bon compromis entre les masses musculaires et le développement squelettique. Cela veut dire que la viande est bien localisée dans les parties nobles, le dessus de dos, les largeurs de dos, les avant-côtes. Son bassin est assez large, ce qui est intéressant pour les qualités de vêlage ». Nelson est issu d’une lignée prestigieuse : « Ses parents étaient Galopeur, pour le père, et Indigne, pour la mère. Son père est un taureau recommandé, ce qui signifie qu’il fait partie des 1 % des meilleurs taureaux de la race limousine ».

Quand Nelson rentre pour sa collation, Laurent est aux petits soins. Comme un sportif de haut niveau, le taureau a besoin d’une alimentation spécifique, pour faire disparaître la masse musculaire. Laurent Echavidre souligne : « Nelson mange deux fois par jour. Il attend l’aliment que je lui donne matin et soir avec impatience. Il reçoit une douzaine de kilos d’aliments et sept à huit kilos de foin par jour. Je pense qu’il prend entre un kilo et demi et deux kilos par jour jusqu’à Paris. Je sais qu’en 2017 c’est un Cantalien qui a remporté le concours limousine et qui a eu le premier prix. Le taureau s’appelait Géant. J’aimerais bien être au moins sur le podium ».

Avant Paris, le taureau est bichonné. Laurent Echavidre indique : « Il y a un peu plus de lavage au programme, environ tous les quinze jours, pour obtenir un poil brillant. C’est l’aspect esthétique qui va être aussi pris en compte. Nelson aime être lavé. Comme tous les animaux, une fois qu’ils sont habitués, ils apprécient. Mais les premières fois ont été difficiles ». L’éleveur se prend à rêver : « Si je décroche un podium, j’espère pouvoir vendre des produits pour la reproduction plus facilement. Je pense que les prix devraient grimper ». C’est le 3 mars prochain que Nelson participera au concours général agricole Limousin. Son propriétaire redoute un peu le voyage : « En partie à Paris le mardi 1er mars. Il va presque y avoir douze heures de transport. C’est toujours un moment délicat ». Le salon de l’agriculture se tiendra du 26 février au 6 mars prochain.

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