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Un régime alimentaire équilibré dès la quarantaine est indispensable pour un cerveau sain

S’il est difficile d’attribuer présentéune un nutriment des effets protecteurs sur le cerveau, les études sont de plus en plus nombreuses à clairement le rôle que pourrait jouer l’alimentation dans la protection contre le vieillissement cérébral, le déclin cognitif lié à l’âge et donc les démences. La dernière en date, menée par des chercheurs de l’Université Deakin (Australie), montre que les personnes qui ont une alimentation saine à la quarantaine ont un volume cérébral plus important que celles qui contrôlent une alimentation moins saine. Et suggère que les choix alimentaires dès cette période de vie indiquent le risque de troubles cérébraux dégénératifs à mesure que nous vieillissons.

Dans cette étude publiée dans le Journal de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs sont partis de deux constats :

  • des régimes alimentaires de meilleure qualité peut être liée à des taux de démence plus faibles,
  • la quarantaine est une étape critique de la vie d’une personne pour un certain nombre de facteurs de risque de démence.

Les chercheurs ont étudié les habitudes alimentaires et volumes cérébraux d’adultes âgés de 40 à 65 ans et découverts que ceux qui mangeaient beaucoup de légumes, de fruits, de céréales, et de bonnes huiles alimentaires végétales, présentaient plus de matière grise de même qu’un volume cérébral plus important que ceux dont le régime limité de ces aliments.

« Le volume cérébral est un indicateur important de la santé du cerveau »

Ces résultats ont leur importance car ils démontrent que des habitudes alimentaires saines tout au long de la vie sont nécessaires pour se protéger contre la neurodégénérescence lié au vieillissement. « Il n’y a pas de test sanguin pour détecter la démence pendant la quarantaine, mais le volume cérébral est un indicateur important de la santé du cerveau », explique la Dre Helen Macpherso. « Le volume du cerveau commence à réduire la quarantaine à la vieillesse et nous savons qu’un rétrécissement accru du cerveau peut précéder la démence. La qualité de l’alimentation doit être induite avant la vieillesse afin que les gens puissent se donner les meilleures chances de réduire le risque de démence. »

Les chercheurs ont examiné les données de près de 20 000 participants à la UK Biobank, une base de données accessible dans le monde entier contenant des informations génétiques et sanitaires d’un demi-million de personnes. Les participants à l’étude ont passé une IRM pour évaluer leur volume cérébral, tandis que leurs habitudes alimentaires étaient passés au crible selon deux critères précis. Le premier était de déterminer à quel point les participants s’alignaient sur les principes du régime méditerranéen : beaucoup de fruits et de légumes, d’oléagineux, de poissons, d’huile d’olive, delégumineuse et de céréales complètestrès peu de viande rouge et des produits laitiers en quantité réduite.

L’importance de manger varié et équilibré

La raison ? « Ce modèle alimentaire particulier a été largement approfondi en relation avec le risque de démence et la santé du cerveau », ajoute la Dre Helen Macpherson. L’équipe scientifique a également souhaité déterminer dans quelle mesure le régime alimentaire de ces participants correspondait aux directives diététiques de l’Organisation mondiale de la santé. L’organisme recommande de manger beaucoup de fruitset de légumes, de céréales et des produits laitiers faibles en gras et de privilégier la viande maigre ou ses alternatives. Elle déconseille en revanche toutes sortes de produits transformés dont la charcuterie, et de limiter l’apport en sucre, sel et matières grasses.

L’étude a révélé que si le régime méditerranéen s’avérait être le plus bénéfique pour une bonne santé du cerveau en vieillissant, il était tout aussi utile de suivre le régime alimentaire varié recommandé par l’OMS. Celle-ci a également révélé que l’association entre alimentation et volume cérébral était plus importante chez les hommes que chez les femmes. « Ces résultats attestent que la quarantaine est une étape de vie très importante pour lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires, non seulement pour réduire le risque de maladies chroniques mais pour protéger la santé du cerveau », a terminé la Dre Macpherson, pour qui suit les directives de l’OMS pour une alimentation saine peut être le meilleur point de départ.

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