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Côte d’Ivoire : L’engagement des autorités ivoiriennes en vue d’atteindre les objectifs nationaux en matière de nutrition, souligné par les nations unies

© Koaci.com – vendredi 25 mars 2022 – 16:32

Rencontre à Cocody sur l’Année de la Nutrition (Ph KOACI)

L’année 2022 a été désignée par l’Union africaine comme celle de la nutrition pour l’Afrique. La priorité étant de « renforcer la résilience nutritionnelle et la sécurité alimentaire sur le continent africain », mais aussi « renforcer les systèmes agroalimentaires, de santé et de protection sociale pour accélérer le développement humain, social et économique. ».

C’est dans ce cadre que des représentants de la Commission de l’Union africaine, de la Banque africaine de développement, du Mouvement pour le renforcement de la nutrition (Scaling up Nutrition), et le Secrétariat général de la Présidence de la République de La Côte d’Ivoire ont partagé leur vision lors de la conférence de presse sur l’année 2022 pour la nutrition de l’Union africaine et sa contribution à l’accélération de la réalisation des objectifs en matière de nutrition en Côte d’Ivoire et sur le continent.

Ce panneau s’est déroulé dans les locaux d’UNICEF hier jeudi 24 mars 2022 à Cocodycomme sur place constatée par KOACI.

L’initiative d’inscrire la nutrition au Sommet de l’Union Africaine, a été conduite par la République de Côte d’Ivoire.

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Les priorités étant : l’exploitation des connaissances pour éclairer la prise de décision, le plaidoyer en faveur d’un engagement et d’un investissement accrus dans le domaine de la nutrition, les partenariats et les plateformes de responsabilité mutuelle, et le renforcement des capacités institutionnelles pour favoriser l’impact.

Si de nombreux progrès ont été réalisés en Afrique pour lutter contre la malnutrition sous toutes ses formes, le rapport mondial sur la nutrition indique que les taux de malnutrition en Afrique restent préoccupants : Plus de 61 millions, soit 30,7 % d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’un retard de croissance en Afrique et plus de 40 % des femmes en âge de procréer souffrant d’anémie.

En Côte d’Ivoire, si certains indicateurs nutritionnels comme ceux du retard de croissance (21%), l’allaitement exclusif (23,5%), et le surpoids infantile (1,5%) présentent une bonne tendance en vue d’ atteindre les cibles mondiales d’ici à 2025, les défis quant aux autres indicateurs sont réels, notamment celui de l’anémie avec 66 % des femmes de 15-49 ans et seulement 22 % des jeunes enfants ont un régime alimentaire suffisamment diversifié.

Lors de cette rencontre, Philippe PoisotCoordonnateur Résident des Nations Unies en Côte d’Ivoire a souligné l’engagement de la Côte d’Ivoire au plus haut niveau en vue d’atteindre les objectifs nationaux en matière de nutrition et pour faire de l’année de la nutrition de l « Union Africaine, une réalité.

« Aucun pays ne peut parvenir à l’émergence durable et équitable sans investir dans son capital humain, hors la nutrition en est un élément essentiel. Ainsi, les Objectifs de Développement Durable ne pourraient être atteints d’ici à 2030 sans action efficace et durable pour assurer un état nutritionnel satisfaisant des populations, et particulièrement les femmes, les enfants et les plus vulnérables. C’est le lieu de saluer l’engagement de la Côte d’Ivoire au plus haut niveau en vue d’atteindre les objectifs nationaux en matière de nutrition et pour faire de l’année de la nutrition de l’Union Africaine, une réalité . La nutrition étant un des axes prioritaires de nos interventions, le Système des Nations Unies pour le Développement, compte investir sur les cinq années que durera notre Cadre de Coopération avec la Côte d’Ivoire, plus de 25,5 milliards de FCFA dans des initiatives impliquant les institutions nationales et les communautés. Cela leur permettra de disposer de capacités renforcées pour fournir des services et adopter des comportements adéquats en matière de nutrition et de développement de la petite enfance. », a déclaré Philippe PoisotCoordonnateur Résident des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

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Docteur Marguerite AgamaDirectrice (par intérim) de la Santé et des affaires humanitaires à la Commission de l’Union Africaine, a, quant à elle, appelée à l’union des forces pour relever les défis interconnectés de la nutrition et de renforcer la disposition des communautés à s’adapter et à faire face aux défis actuels de la nutrition et de la sécurité alimentaire.

« L’Union africaine a fait de la nutrition une priorité essentielle depuis l’époque de l’OUA, ce qui s’est traduit par la vision à long terme définie dans l’Agenda 2063. L’aspiration 1 souligne l’importance de la nutrition pour “l’Afrique que nous voulons” avec l’objectif 1 “Les Africains ont un niveau de vie élevé, une bonne qualité de vie, une bonne santé et un bon bien-être” et l’objectif 3 “Les citoyens sont en bonne santé et bien nourris et ont une espérance de vie supérieure à 75 ans”. L’année 2022 de la nutrition en Afrique est l’occasion de reconnaître et de préserver les acquis du passé en matière de nutrition tout en préservant les efforts futurs pour atteindre les objectifs de la Déclaration de Malabo d’ici à 2025. C’est également l’occasion de se réunir pour relever les défis interconnectés de la nutrition et de renforcer la capacité des communautés à s’adapter et à faire face aux défis actuels de la nutrition et de la sécurité alimentaire. L’Union africaine reconnaît la nature multisectorielle de la nutrition et appelle à une approche multisectorielle. » a déclaré le Dr Marguerite AgamaDirectrice (par intérim) de la Santé et des affaires humanitaires à la Commission de l’Union Africaine.

« La MAL, par le biais des Leaders africains pour la nutrition, s’est engagé à promouvoir un leadership politique de haut niveau pour s’assurer que les États membres de l’Union africaine développent les investissements dans la nutrition. L’augmentation des investissements dans la nutrition en Afrique est désormais une priorité absolue pour la Banque africaine de développement. Par exemple, la Facilité de financement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique (FFFNSA), récemment créée, qui vise à mobiliser la facilité de financement dont l’objectif ambitieux est de mobiliser 1 milliard de dollars pour nourrir 200 millions de personnes en Afrique d’ici à 2025, fournira des investissements supplémentaires pour lutter contre la malnutrition.», a ajouté pour sa part George OumaCoordinateur, Leaders africains pour la nutrition, Banque Africaine de Développement.

Mme Gerda Verburg, Sous-secrétaire générale des Nations unies et Coordinatrice du mouvement pour le renforcement de la nutrition, Scaling Up Nutrition a soutenu la désignation de l’année de la nutrition en Afrique. Elle a indiqué que le mouvement était prêt à soutenir les pays africains dans la mise en œuvre de leurs plans nationaux de nutrition et a souligné le rôle important que joue la nutrition dans le développement durable.

« Je félicite la Côte d’Ivoire pour son leadership en matière de nutrition et l’heureux aboutissement du processus pour l’inscription de la nutrition comme thème de l’année 2022. Je félicite l’Union africaine d’avoir établi une feuille de route claire et solide pour l’Année de la nutrition en Afrique 2022. », at-elle déclaré.

Relever le défi de la malnutrition passe par une approche systémique avec la transformation de l’ensemble des systèmes d’alimentation, de santé, d’éducation, de protection sociale, d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable ainsi que l’hygiène : c’est en adoptant une approche concertée, multisectorielle et multipartite qu’il sera possible de parvenir à un changement durable, un Dr soutenu Patricia N’GoranConseillère à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire.

« La Côte d’Ivoire, pays appartenant au mouvement SUN, agit depuis longtemps sur cet enjeu et fait de la lutte contre la malnutrition une de ses priorités nationales, régionales et continentales dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’agenda 2063.

Son engagement au niveau national s’est traduit par la mise en place du Conseil National pour la Nutrition, l’Alimentation et le Développement de la Petite Enfance (CONNAPE) et au niveau régional par la création du CERFAM en partenariat avec le PAM. Ces deux structures sont placées sous la haute autorité directe du Président de la République.», a fait savoir Dr Patricia N’Goran, Conseillère à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, Conseil National pour la Nutrition, l’Alimentation et le développement de la Petite Enfance (CONNAPE). Dr N’Goran a saisi l’opportunité de cette tribune pour exprimer tout sa gratitude à l’ensemble des partenaires au développement pour leur engagement constant.

Pour terminer, le Représentant de l’UNICEF, Chef de file des partenaires techniques et financiers de la nutrition en Côte d’Ivoire, Marc Vincent a rappelé l’importance de la nutrition pour les femmes et les enfants en particulier lors des 1000 premiers jours de leur vie. Il a lancé un appel aux médias pour la sensibilisation et la communication des messages en faveur de la nutrition et des régimes alimentaires sains pour tous. Les médias sont des partenaires clés en appui aux efforts de plaidoyer afin que la nutrition reste une priorité de l’agenda national et africain ainsi que pour chacune des parties concernées.

Jean Chrésus, Abidjan

Par Koací

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