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Brésil | Brève hospitalisation pour le président Jair Bolsonaro

(Brasilia) Le président brésilien Jair Bolsonaro a quitté mardi matin un hôpital militaire de Brasilia après une brève hospitalisation d’une nuit, a annoncé le ministre de la Communication Fabio Faria.

Mis à jour à 9h12

« Le président est déjà sorti de l’hôpital et il est en super forme », écrit le ministre sur Twitter. Il n’a pas été précisé la nature du « malaise » la veille du président, qui semble dû à des problèmes intestinaux récurrents à la suite d’un attentat à l’arme blanche.

Le chef de l’État, âgée de 67 ans, était absent lundi soir d’une cérémonie organisée par le Parti républicain, une des formations qui le soutient, alors que sa présence avait été annoncée.

« Je suis sûr que le président va bien, on lui fait juste subir quelques examens, c’est pourquoi il n’est pas ici », avait alors expliqué le chef du parti, le député Marcos Pereira.

Selon le fils aîné du chef de l’État, le sénateur Flavio Bolsonaro, ce nouveau malaise est la conséquence de l’attaque au couteau dont son père a été victime en 2018, en pleine campagne électorale pour la présidentielle qu’il a finalement remportée .

« Les conséquences de la tentative d’homicide […] continuant de causer des problèmes de santé à mon père », a tweeté tard lundi Flavio Bolsonaro. « Mais le mal n’a jamais gagné et ne vaincra jamais le bien », at-il ajouté en demandant des prières pour son père.

Depuis cette attaque à l’arme blanche d’un déséquilibré lors d’un bain de faute qui a failli lui coûter la vie, Jair Bolsonaro accumule les alertes abdominales.

Les séquelles de cette agression lui ont valeur d’être exercées quatre fois de l’abdomen, pour une colostomie notamment, et il est toujours sous la menace d’une occlusion intestinale.

En janvier, il avait été hospitalisé d’urgence à Brasilia puis transféré dans un grand établissement de Sao Paulo en raison de douleurs abdominales violentes provoquées par une subocclusion intestinale. Mais il avait échappé à une nouvelle opération.

Crevette mal passée

Cette indisposition avait apparemment été provoquée, selon le chirurgien, par « une crevette avalée sans être mâchée » -un incident qui avait fait le régal des caricaturistes.

La présidence brésilienne n’avait toujours pas répondu aux sollicitations de l’AFP mardi matin quant à la raison de l’hospitalisation du chef de l’État. Mais selon la presse brésilienne, les examens subis avaient pour objectif de décélérer une éventuelle occlusion.

Le chirurgien Antonio Luiz Macedo, qui l’a effectué à plusieurs reprises depuis l’attentat, avait rappelé en janvier dans un entretien au journal O Globo que « le risque d’une nouvelle obstruction » était « considérable » s’il ne suivait pas ses recommandations.

Il s’agit en l’occurrence d’un régime alimentaire strict et d’une activité physique limitée, des contraintes auxquelles Jair Bolsonaro a avoué avoir du mal à se plier.

Au cours de son mandat mené en 2019, le président d’extrême droite a par ailleurs subi une intervention chirurgicale pour un calcul rénal, et a contracté avec de légers symptômes en juillet 2020 la COVID-19 – contre lequel il n’a jamais voulu se faire vacciner.

Outre ses problèmes de santé qui craignaient de compliquer sa campagne électorale, Jair Bolsonaro interroge ses derniers mois de mandat dans une position fragile.

Les sondages le donnent largement battu au scrutin d’octobre par l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, même s’il a légèrement réduit l’écart ces dernières semaines.

S’ils ne sont pas encore déclarés candidats déclarés, les deux ennemis jurés n’ont pas voulu caché en découdre à la présidentielle.

Le contexte économique au Brésil est également préoccupant, avec une inflation galopante que la guerre en Ukraine aggrave encore, des espoirs de croissance atones en 2022 et un chômage toujours élevé.

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