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Voici les fruits et légumes qui contiennent le plus de pesticides à risque en France

Manger cinq fruits et légumes par jour… mais pas n’importe lesquels.

L’UFC-Que Choisir alerte ce jeudi 24 mars sur la proportion d’aliments, issus de l’agriculture conventionnelle, contaminés par au moins un pesticide à risque.

L’association de consommateurs a analysé 14.000 contrôles sanitaires officiels et a trouvé “parmi les pesticides détectés pas moins de 150 substances suspectées d’être cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques ou perturbateurs endocriniens”.

Le bilan est “particulièrement préoccupant”, insiste l’UFC-Que Choisir. “Pour les fruits et légumes de l’agriculture intensive, on révèle la présence d’un de ces pesticides à risque dans plus de la moitié (51%) des contrôles et d’au moins deux pesticides à risques pour 30%” d’entre eux.

“Loin de ne concerner que des traces infinitésimales non quantifiables, dans près d’un cas sur deux (43 %), les autorités ont été en capacité de mesurer les doses de ces substances.”

Cerise, céleri, pamplemousse

Le produit présentant le plus de risque est la cerise (92 % d’échantillons contaminés), suivi par le céleri (91 %) et le pamplemousse (90 %).

La quasi-totalité des cerises contrôlées en France sont contaminées notamment par du phosmet, “un insecticide suspecté par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments d’être toxique pour la fonction reproductrice”.

Sur indication “fréquemment” dans les pommes (80 % d’échantillons contaminés) “du fludioxonil, un fongicide suspecté d’être un perturbateur endocrinien”.

Et dans plus d’un quart des pomelos analysés, on trouve “du pyriproxyfène, fortement suspecté d’être un perturbateur endocrinien et d’avoir subi à des malformations de la tête et du cerveau résultants au Brésil”.

À l’inverse, les produits présentant le moins de contaminations sont l’asperge (2%), le kiwi (3%) et le manioc (3%).

Le bio plus prudent

Sans surprise, les aliments issus de l’agriculture biologique présentés “beaucoup moins” des contaminations “en raison de l’interdiction des pesticides de synthèse pour ce mode de production”indique l’UFC-Que Choisir.

“Par rapport à leurs équivalents de l’agriculture intensive, sur relève avérée six fois moins d’échantillons de tomates bio contaminées par des échantillons de pesticides à risques (1 sur 10 en bio contre près de 6 sur 10 en conventionnel), sept fois moins pour les haricots verts bio et huit fois moins pour les pommes.”

Dans les cas où le bio est contaminé, les teneurs en pesticides à risque sont beaucoup plus faibles qu’en agriculture conventionnelle.

Face à ce constat, l’association de consommateurs a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) pour qu’elle formule des “propositions concrètes d’amélioration de la réglementation”.

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