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Un « score environnemental » sur les produits alimentaires

On connaissait déjà le NutriScore qui informait les consommateurs sur la qualité nutritive des produits alimentaires. Aujourd’hui, on voit arriver le score environnemental. Un score qui a pour mais d’informer le consommateur sur les produits qu’il consomme afin de savoir s’ils sont respectueux de l’environnement. Une partition qui intervient en accord avec la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire, votée en 2020. Cette loi prévoit dans son article 15 la conception et la mise en place d’un système d’affichage environnemental sur les produits alimentaires. Ce projet a été appuyé par l’article 2 de la loi climat résilience du 22 août 2022.

Une première expérimentation

Une fois que la loi a été votée, une expérimentation a été administré par un comité de pilotage dans lequel se trouve l’Agence de la transition écologique et trois ministères dont agriculture et alimentation, économie, finances et relance, à l’aide d’un appel à projets invitant les acteurs privés à proposer une méthodologie d’affichage environnemental. Depuis deux ans, 18 projets en ce sens sont nés. Parmi eux, on retrouve le PlanetScore, l’Ecoscore, ou encore la Note Globale.

« Il (le score environnemental) entend aider les consommateurs à insérer la dimension environnementale à leurs choix alimentaires sur deux aspects : d’un côté, à distinguer au sein d’une même catégorie d’aliments les plus performants sur le plan environnemental selon le mode de production, la transformation et la distribution ; et à percevoir entre deux catégories d’aliments la plus vertueuse, afin de contribuer à faire évaluer le régime alimentaire du consommateur – par exemple en privilégiant les légumineuses à la viande »a développé le site d’information La conversation.

Trois niveaux de précision

L’affichage environnemental peut s’avérer onéreux pour certaines entreprises. Trois niveaux de descriptions seront donc possibles. Le premier niveau sera accessible à tous et repartira de la base des données publiques Agribalyse qui donne des valeurs sur 2800 produits génériques et 500 produits agricoles représentatifs de la diversité alimentaire. Le distributeur pourra donc, à ce niveau, indiquer la recette réelle de son produit, l’emballage, l’origine des ingrédients et le mode de production. Le seconde niveau permettra l’affichage d’une dizaine de paramètres comme l’accès au pâturage de la vache. Cette information est par exemple plus dépensée à collecter. Enfin le troisième et dernier niveau permettra de préciser le mode de stockage du fumier, la distance entre la ferme et la laiterie. « Seuls les plus motivés et ceux qui ‘auront les moyens’, pourraient atteindre ce niveau de précision » indique La ConversationFrance.

A l’instar du NutriScoreune lettre sera apposée sur l’emballage du produit pour « évaluer la qualité environnementale du produit par rapport aux autres catégories » et une note sur 100 sérums ajoutés. Ce score environnemental est encore en phase de travaux mais sera disponible d’ici 1 an.

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