>

Alençon. Le diabète ? « De plus en plus de personnes seront endurcies »

Michel Lecourt, Joseph Lebouc et Maire-Claude Chesnier préparent la campagne de dépistage du diabète à Leclerc et Carrefour. ©L’Orne hebdo

Se faire déposer rapidement et gratuitement : voilà ce que propose les membres des Lions clubs d’Alençon, samedi 2 avril 2022. Des pôles sanitaires seront installés dans les galeries marchandes des centres Leclerc et Carrefour. L’occasion également de prendre des informations et des conseils sur le diabète.

En moins de dix minutes

« Le diabète reste une maladie méconnue du grand public », affirme Marie-Claude Chesnier, médecin retraitée, membre du club Alençon Duchés. « Notre objectif est d’informer, de répondre aux questions et de distribuer la documentation. »

Le test capillaire est réalisé en moins de dix minutes.

Selon le résultat, s’il est hors limite par exemple, on incite la personne à consulter un médecin.

Marie Claude Chesnier

Cette vaste campagne de dépistage a été initiée à Nice, en 2008, par un médecin du Lions club local. Puis est née l’association Lider Diabète, deux ans plus tard, qui organise ces dépistages partout en France. En douze ans, 422 000 tests ont été réalisés et 22 000 personnes à risque ont été alertées.

« À Alençon, la première campagne a eu lieu en 2018 », poursuit Jacques Lebouc, membre du club Alençon Cité. « Cette année-là et en 2019, nous avons vu en moyenne 1 000 personnes et avons dépisté entre 5 et 10 %. » Attention, seul le diabète de type 2 est dépisté.

Six médecins

Covid oblige, la campagne a fait une pause durant deux ans. Samedi prochain, elle revient donc avec toujours des médecins, des infirmiers ou des élèves infirmiers et des bénévoles. « L’encadrement sanitaire est très strict », poursuit Maire-Claude Chesnier.

Six médecins, en activité ou retraités, nous accompagnent, le matériel est à usage unique. Ce sont les mêmes précautions qu’à l’hôpital.

Marie Claude Chesnier

Seuls les adultes seront testés. « On voit une majorité de personnes âgées, mais des jeunes viennent aussi. »

Vidéos : en ce moment sur Actu

Défaillance du pancréas

Mais que cache réellement le diabète ? En France, près de 4 millions de personnes sont suspectées pour cette maladie « mais un million d’hommes et de femmes seraient dans l’ignorance ». Toujours selon Maire-Claude Chesnier, cette maladie « est causée par une défaillance du pancréas, qui sécrète mal l’insuline ».

Pour résumer, le diabète est une maladie qui empêche le corps d’utiliser correctement l’énergie fournie par les aliments. Ce qui implique au quotidien une surveillance de son taux de sucre dans le sang.

Évolution de la technologie

Michel Lecourt le confirme. La maladie lui est tombée de dessus, à 56 ans passés. Il y a environ 20 ans. « J’ai ressenti une grande fatigue alors j’ai fait un bilan avec mon généraliste », se souvient ce bénévole du Lions club.

Trop de sucre, trop de cholestérol, il a fallu revoir mon régime alimentaire et mon hygiène de vie.

Michel Lecourt

Le verdict est sans appel : Michel souffre d’un diabète de type 2 (le diabète de type 1 se déclare souvent très jeune).

Une nouvelle routine s’installe : se piquer le doigt cinq à six fois par jour pour surveiller son taux de sucre. Il a ensuite appris à utiliser un stylo à insuline.

Depuis quatre ans, j’ai un capteur posé sur les bras, que je change tous les 14 jours. Le lecteur me permet de surveiller les doses. J’ai aussi une pompe à insuline sans fil, que je change tous les trois jours.

Michel Lecourt

Bientôt, il bénéficiera d’une nouvelle génération de capteur qui pourra l’alerter dès que son taux sera trop haut ou trop bas « et une application pourrait aussi être installée sur mon téléphone ».

Une technologie qui, sans lui faire oublier pour autant ces contraintes, le soulage réellement.

Cette maladie nécessite de toujours anticiper ce que l’on va faire dans la journée, ce qu’on va manger. C’est lourd, fatigant, mais indispensable. Un oubli, et la sanction est immédiate.

Michel Lecourt

Suées, fatigues, Michel comprend aussitôt et réagit.

« J’ai vite appris à gérer grâce à mon médecin », résume-t-il. Maire-Claude Chesnier est catégorique : « il faut une bonne éducation thérapeutique, c’est primordial. »

Dans le monde, en 2019, 463 millions de personnes étaient atteintes par le diabète. « Pour 2045, on estime ce chiffre à 700 millions ». En cause, la malbouffe et le manque d’activité.

Samedi 2 avril, à Leclerc et Carrefour, de 9 h 30 à 18 h. Gratuit.

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre L’Orne Hebdo dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Leave a Comment