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VIDÉO. Un veau poursuit une cigogne dans un marais de Loire-Atlantique

À Machecoul Saint-Même, le veau a mis en fuite la cigogne qui s’était trop approchée de son tas de foin. ©Jean-Luc JAVEL

Passionné par les cigognes, Jean-Luc Javel parcourt quotidiennement le Marais Breton pour aller à la rencontre du grand échassier et du photographe. Il est tombé cette semaine sur une scène bucolique qu’il a réussi à filmer.

« Deux petits veaux surveillaient cette cigogne, car ils ne voulaient pas qu’elle leur prenne du foin, explique l’auteur de la page Facebook Les cigognes à Machecoul Saint-Même. Et soudain, l’un d’eux s’est mis à la pourchasser. »

La situation lui a d’ailleurs inspiré un petit poème intitulé Le veau et la cigognelibrement adaptée d’une des fables d’Esope (Le coq et le coq d’inde).

La cigogne entra dans un champ en cherchant son foin. Un veau s’en offensa et courut la combattre, quoiqu’elle fût entrée sans dessein de lui nuisible en son coin. De la cigogne, le veau fut jaloux, et crut bien qu’elle était son rival, mais il n’en était rien, car elle faisait son nid, et libre et sans affaire, pour avoir seulement le plaisir de le faire.

Une dizaine de cigognes supplémentaires

Depuis l’été 2020, le Machecoulais n’a cessé de récolter des images et des informations sur l’oiseau migrateur.

Il participe ainsi au suivi de ces volatiles actuellement en période de couvaison.

« Cette année, j’ai compté 23 nids contre 20 en 2021, souligne Jean-Luc Javel. Il y a une dizaine de cigognes en plus sur le site qui en accueille une cinquantaine. On observe pas mal de bagues jaunes, des oiseaux nés en 2019 et 2020. Après deux années de périple à travers le monde, principalement en Espagne et en Afrique, elles sont revenus sur leur lieu de naissance. »

La vigie du marais a identifié des cigognes baguées à Port Saint-Père, à Avessac dans le nord du département ou encore de Charente-Maritime.

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Un manque de nourriture ?

Bien que le marais n’ait pas été recouvert cet hiver et que le manque d’eau entraîne une réduction de leur potentiel alimentaire, les cigognes sont venues s’installer en nombre. Trois nouveaux pylônes ont été investis.

« En trois ans, nous sommes passés de six à treize pylônes occupés dans le secteur de la Grande métairie, la Gatine et la Vacheresse. » De plus, trois particuliers ont mis en place des plateformes pour héberger de nouvelles pensionnaires.

Jean-Luc Javel se pose une question : « De quoi vont-elles se nourrir en juin et juillet ? À cette période, juste avant de prendre leur envol, un cigogneau peut manger près d’un kilo de. L’écrevisse de Louisiane est leur menu principal. Et plus elles passent en mangent, plus leur bec et leurs pattes du rouge à une couleur orangée. »

Dans son régime alimentaire, la cigogne ingurgite environ 10 % de grenouilles, mais aussi des taupes, des mulots, des couleuvres…

Si les couples pressent des difficultés futures à se nourrir, il arrive qu’un des œufs ou des cigogneaux tout juste né soit sacrifié.

Des cigogneaux mi-avril

Au départ du circuit de randonnée du marais (départ au Four à chaux), les promeneurs peuvent profiter du ballet proposé par les cigognes. « Il suffit de regarder en l’air et de rester à une distance de sécurité », témoigne Jean-Luc Javel.

Et vers le 15-20 avril, les premiers cigogneaux apparaissent. Un spectacle magique offert par Dame nature.

Page Facebook : @cigognes44270.

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