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Cap Espérance : le tour des frontières

Aider les autres, c’est un peu une seconde nature chez Marc Vinderick. Pendant dix ans, il a servi au rallye du Télévie. Et puis, il y a eu cette rencontre avec le Dr Christophe Chantrain, hémato-oncopédiatre à Montlégia et vice-président de Cap Espérance. Le déclic pour ce Namurois qui a repris le vélo sur le tard, suite à des problèmes de santé. Malgré les pépins techniques des premiers jours, malgré la fatigue et le maigre résultat des dons versés (Ndlr : 1200 €), Marc est bien décidé à repartir.

D’emblée, il revient sur sa première idée : faire un crochet par la France avec un clin d’œil au plus célèbre événement cycliste : le Tour de France. Une réalité si l’on sait que trois cols mythiques figurent sur la fiche de route : l’Alpe de Huez, le mont Ventoux et le Galibier. Mais avant cela, le cycliste du cœur fera étape (entre autres) à Charleville-Mézières, Briançon, Saint-Tropez, Tarbes et le Mont-Saint-Michel pour ne citer“que“quelques haltes.

La préparation ? Le Namurois l’avoue :“je me suis moins entraîné que l’an dernier où j’avais effectué 4000 km. Mais j’ai tout de même participé, en plus de mes entraînements, au Beach VTT à la Panne et au cyclo-cross de Mettet.” Autre changement de stratégie : pas de régime alimentaire spécifique :“L’an dernier, j’ai trop puisé dans mes réserves. Ici, je sais que je vais perdre une dizaine de kilos.”Autant ne pas trop se priver.

Des rencontres

Et puis, il y a l’équipement. Marc s’est tourné vers l’émission“A votre service”de Bel-RTL. ” Un auditeur m’a envoyé les vêtements vélo que son papa, amateur de cyclisme, portait. Une dame m’a aussi prêté une remorque.”De quoi embarquer les vêtements, les outils ou encore la tente et les sacs de couchage. Et puis, il y a des rencontres. Soutenu par les Auberges de jeunesse qui lui assurent quelques nuitées, Marc a eu l’occasion de croiser dans l’une d’elles des étudiants venus de Bordeaux. ” Je leur ai parlé de mon périple. Ils ont décidé de récolter des fonds pour Cap Espérance.” Un crochet est d’ailleurs prévu dans l’itinéraire. À vue du nombre de haltes, l’effort est sans nul doute au rendez-vous. On songe en premier aux trois cols :“Je sais que cela va être dur. Mais je le fais pour les enfants. Eux qui doivent endurer des souffrances au quotidien, c’est une manière de me mettre dans leur peau.”Un joli geste pour permettre à l’ASBL de poursuivre les activités nécessaires à l’épanouissement des enfants.

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