Plus de fibres pour moins de risques de démence


  • Un régime riche en fibres comme celles contenues dans les pommes de terre, peut limiter les risques de démence.Un régime riche en fibres comme celles contenues dans les pommes de terre, peut limiter les risques de démence.


Manger plus de fibres, notamment des fibres solubles, peut limiter les risques de démence selon une nouvelle étude nippone.

L’importance des fibres dans notre régime alimentaire pour notre santé n’est plus à prouver. En effet, leur consommation régulière – à hauteur de 25 grammes par jour – contribue à réduire drastiquement les risques de cardiopathie, d’obésité, de diabète et même de certains cancers. Aujourd’hui, une étude japonaise récente met en évidence le bénéfice potentiel de la consommation de fibres pour lutter contre la démence.

Les recherches, nécessaires sur trente-cinq ans, se sont ainsi penchées dans un premier temps (de 1985 à 1999) sur le régime alimentaire de 3 739 Japonais âgés de 40 à 64 ans, puis dans un second temps (de 1999 à 2020) sur le développement de démence chez ces mêmes participants, un syndrome lié à l’avancée en âge qui comprend généralement la dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à réaliser les activités quotidiennes. Les résultats ont ainsi révélé que les deux groupes – sur quatre – qui consommaient des quantités plus importantes de fibres avaient un risque significatif plus faible de développement de tels symptômes. De plus, les chercheurs ont constaté une différence notable entre les participants préférant les fibres solubles (parmi elles sur compte les pectines, les gommes et les mucilages qui permettent notamment l’absorption des graisses et stimulent modérément le système digestif) et ceux préférant les fibres insolubles (dont les plus connues sont la lignine, la cellulose et l’hémicelluloseet qui ont pour propriété d‘accélérer le transit tout en favorisant le sentiment de satiété). Le groupe ayant favorisé les fibres solubles, notamment un régime riche en pommes de terre, avait ainsi encore moins de risques de développer une démence.


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Des atomes crochus entre cerveau et intestin

Si les liens de causalité de cette association ne sont pas encore formellement établis, l’équipe scientifique propose quelques pistes intéressantes qui impliqueraient l’es interactions entre l’intestin et le cerveau. Ainsi, parmi les possibilités, on retrouve l’action des fibres solubles sur la régularisation de la composition bactérienne intestinale. Cette composition pourrait affecter la neuroinflammation qui est un facteur déclencheur de la démence. Il est également possible que les fibres alimentaires fournissent d’autres facteurs de risque, tels que les surpoids, les lipides sériques, la pression artérielle et les niveaux de glucose sanguin. Il est en outre important de rappeler que le régime japonais, et plus particulièrement celui de l’île d’Okinawa connue comme le « régime des centenaires », c’est déjà riche en fibres. En France, on n’en consomme en moyenne que 19 grammes par jour. Alors, pour limiter nos risques de démence, raccordons-nous à la fibre !


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