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voilà ce qui se passe dans votre corps quand vous mangez trop

Dans nos sociétés modernes, nombreux sont ceux qui s’alimentent à l’excès sur des bases quotidiennes. Mais savez-vous vraiment ce qui se passe alors dans votre corps ?

Après un repas, il vous arrive souvent de ressentir le besoin irrépressible de vous allonger et de fermer les yeux pendant quelques minutes, tiraillé par les brûlures d’estomac, reflux gastriques et autres sensations de ballonnement ? C’est sans aucun doute le signe que vous mangez trop.

Et vous n’êtes pas seul dans ce cas. Selon une étude de 2017 publiée dans Rapport mondial sur la nutrition, pas moins de deux milliards de personnes seraient actuellement en situation de surpoids ou obèses à travers le monde. Mais attention toutefois : ce n’est pas parce que vous affichez une taille de guêpe que votre équilibre alimentaire est irréprochable. La suralimentation peut en effet se manifester de manières très diverses, comme on vous l’explique ici.

Les effets de la suralimentation

Ces sensations un peu gênantes, telles que la lourdeur et la somnolence, sont connues pour être le résultat d’une suralimentation. Pour passer les périodes durant lesquelles les repas sont particulièrement copieux, comme lors des fêtes de fin d’année, prendre des antiacides peut suffire à limiter les effets du trop plein, qui n’auront alors pas de conséquences physiologiques importantes.

En revanche, si vous mangez trop sur le long terme, les choses peuvent être très différentes. Le site spécialisé Ligne Santé avertit que les effets à long terme de la suralimentation peuvent entraîner une augmentation de la graisse corporelle, un risque accru de développer des maladies telles que le diabète de type 2, la perturbation du cycle du sommeil et même… un déclin mental.

Que se passe-t-il dans le corps ?

Dans le détail, l’accumulation de graisse corporelle s’effectue en raison d’un excès de calories, provenant de glucides et de graisses. Pour éviter cet excès de graisse, il est recommandé d’essayer de faire le plein de protéines maigres et de légumes sans féculents avant de manger des aliments riches en glucides et en matières grasses.

Pour ce qui est de la somnolence, elle est le résultat d’un phénomène appelé hypoglycémie réactive, durant lequel la glycémie d’une personne chute peu de temps après avoir mangé un gros repas. L’hypoglycémie réactive se manifeste donc par des symptômes comme la somnolence mais aussi rythme une certaine lenteur, un rythme cardiaque rapide et des maux de tête, et pourrait être liée à une production excessive d’insuline.

Concernant les gaz et les ballonnements, ils sont notamment dus aux aliments épicés et gras, ainsi qu’aux boissons gazeuses telles que les sodas. Certains légumes (haricots, grains entiers) peuvent également susciter de genre de réaction, tout comme un repas trop copieux mangé trop vite. Il est donc conseillé de manger lentement, et d’attendre la fin du repas pour boire (de préférence pas du soda, cela va sans dire).

Des repas trop riches peuvent aussi perturber la régulation de la faim, résultat d’un savant équilibre entre deux hormones : la ghréline, qui stimule l’appétit, et la leptine, qui supprime l’appétit. Manger des aliments riches en matières grasses, en sel ou en sucre libère des hormones de bien-être comme la dopamine, qui activent les centres de plaisir dans votre cerveau.

Et au fil du temps, votre corps peut finir par associer ces sensations de plaisir à certains aliments, qui ne seront donc pas les meilleures qui soient pour la santé. À long terme, ce processus viendra même éventuellement remplacer la régulation de la faim, vous aidera à vous alimenter mal pour le plaisir et entraînera un cycle perpétuel de suralimentation. Pour contrecarrer cet effet, il est recommandé de manger les aliments “plaisir” plus lentement, pour laisser le cerveau “savourer” son instant de plénitude.

Un risque de diabète… et de déclin mental

Au-delà de l’accumulation de graisse pouvant mener à l’obésité, d’autres maladies peuvent être consécutives à une suralimentation. Comme le diabète de type 2, notamment si votre corps a développé une résistance à l’insuline, liée à la suralimentation chronique. Cette dernière apparaît lorsqu’un excès de sucre dans le sang réduit la capacité de l’hormone insuline à stocker le sucre sanguin dans vos cellules. Pour contrer cet effet, il faut principalement faire l’impasse sur les aliments transformés en richesses caloriques.

Le déclin mental est aussi un problème possible à une alimentation trop importante. Plusieurs études associent ainsi la suralimentation continue et l’obésité au déclin mental chez les personnes âgées, par rapport à celles qui s’alimentent normalement. Selon ces recherches, les surpoids affectaient notamment la mémoire.

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