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Omicron et ses variants : premiers cas en France, surveillance renforcée… ce que l’on sait de la circulation de BA.4 et BA.5

l’essentiel
Santé Publique France réalise une surveillance renforcée de BA.4 et BA.5, les nouvelles mutations d’Omicron. Un cas de contamination au variant BA.4 et deux cas d’infection à BA.5 ont été détectés dans l’Hexagone.

Tout au long de cette interminable pandémie de Covid-19, la surveillance des nouvelles mutations du SARS-CoV-2 a apporté son lot de nouveautés. Omicron, qui a énormément circulé dans l’Hexagone et dans le monde, n’échappe pas à la règle en multipliant les versions. Son petit frère, BA.2 représente désormais plus de 96 % des contaminations dans le pays. Viennent aujourd’hui les petits nouveaux : les variantes BA.4 et BA.5 – aussi appelées variantes XE et XD – qui sont particulièrement surveillées. Interrogé par La Dépêche du Midi, Santé Publique France affirme avoir ainsi détecté un cas de contamination à BA.4 et deux cas de contamination à BA.5 dans l’Hexagone. En fait le point.

BA.4 et BA.5, c’est quoi ?

Nous avons là deux variantes de la lignée d’Omicron qui ont été détectées en Afrique du Sud. Leur génome diffère légèrement de la souche originelle d’Omicron. En pratique, lorsque le virus contamine une cellule, il se multiplie en “se répliquant”. Durant cette étape, des “erreurs” peuvent se produire et engendrer des mutations. C’est le cas de BA.4 et de BA.5 qui, selon Santé Publique France, restent assez proches génétiquement de BA.2.

Pourquoi ces deux variantes font-elles l’objet d’une vigilance accrue ?

Ces deux variantes font l’objet d’un appel à la vigilance, lancé ce mois-ci par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies : “Cet appel ne repose pas sur des éléments épidémiologiques ou cliniques préoccupants, mais sur le profil génétique de ces deux sous-lignages”, précise Santé Publique France. Et pour cause, tous deux portent la mutation L452R, que l’on retrouve également chez la variante Delta, le plus virulent depuis le début de la crise. “Cette mutation avait été associée à une augmentation de la transmissibilité du virus”, décrit Santé Publique France. Pour les autorités sanitaires, l’enjeu, désormais, est d’évaluer au plus vite les caractéristiques de ces deux variantes. “On se pose ainsi la question de savoir quel sera l’impact de cette mutation” sur la circulation virale, explique Santé Publique France.

Combien de cas de contaminations ont été reportés ?

S’il est difficile de déterminer avec précision les caractéristiques de transmissibilité, d’échappement immunitaire ou de sévérité de ces deux variantes, c’est que pour l’heure, les autorités sanitaires ne disposent que de très peu de données sur ces lignages : “Nous avons moins de 300 séquences à notre disposition sur notre base de données internationale”, explique Santé Publique France.

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Dans l’Hexagone, plusieurs acteurs sont chargés de surveiller ces nouvelles mutations. Santé Publique France, les centres nationaux de référence et les autres partenaires de ce que l’on appelle le dispositif “Emergen”, ont ainsi détecté un cas de contamination au sous-lignage BA.4 – lié selon les autorités à un voyage en Afrique du Sud. Deux autres cas d’infection à BA.5 ont également été constatés dans le pays.

Quelle dangerosité et quelle transmissibilité ?

Si ces deux variantes font l’objet d’une surveillance renforcée, ils ne sont pas appelés comme “préoccupants”. Cette surveillance, “c’est une manière de suivre l’évolution du virus, explique Santé Publique France. Ce qui est important pour nous, c’est d’associer certains lignages à des signaux épidémiologiques ou cliniques. Pour l’heure, les trois cas de contaminations qui ont été détectés dans le pays “n’ont révélé aucun élément préoccupant en termes de symptomatologie et de présentation clinique”.

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