>

quelle quantité pour augmenter votre espérance de vie ?

L’huile d’olive pourrait augmenter l’espérance de vie. Selon une étude publiée dans le Journal de l’American College of Cardiology le 18 janvier dernier, cuisiner avec de l’huile d’olive pourrait réduire d’un cinquième le risque de mourir d’une crise cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral. Les chercheurs américains ont analysé les effets de la consommation d’huile d’olive sur la longévité. Résultat, la consommation quotidienne d’une demi-cuillère à soupe d’huile d’olive un permis de réduire drastiquement le risque de décès d’un cancer, de maladies cardiovasculaires et d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

Huile d’olive : quels effets sur la longévité ?

Afin de parvenir à ces conclusions, des chercheurs de l’université de Harvard ont examiné les données de près de 100 000 personnes recueillies au cours de près de trois décennies : 60 582 femmes et 31 801 hommes. Tous les participants travaillaient dans le secteur de la santé et ne souffraient d’aucune maladie cardiovasculaire ni d’aucun cancer lorsque l’étude a repris en 1990. Tous les quatre ans, ils ont été interrogés sur leur régime alimentaire, leur demandant à quelle fréquence ils avaient consommé des aliments spécifiques, ainsi que le type de graisses et d’huiles qu’ils avaient utilisées pour cuisiner, au cours de l’année précédente. Au cours des 28 années mesurées dans le cadre de l’étude, 36 856 décès ont été enregistrés parmi les participants.

Les scientifiques ont ensuite comparé les données relatives aux personnes qui consommaient plus de 7 g d’huile d’olive par jour, soit l’équivalent d’une demi-cuillère à soupe, avec celles qui en consommaient 4,5 g ou moins. Les chercheurs ont ainsi constaté que les personnes qui consommaient le plus d’huile d’olive avaient un risque de décès cardiovasculaire (crise cardiaque ou accident vasculaire cérébral) inférieur de 19 %, un risque de cancer réduit de 17 % et 29 % moins de risques de développer une maladie neurodégénérative telle qu’Alzheimer. Consommer de l’huile d’olive a également eu une influence sur les maladies respiratoires, avec un risque de décès jusqu’à 18 % inférieur.

Huile d’olive : réduction de 8 à 34% du risque de mortalité

Les chercheurs ont même constaté que remplacer 10 g/j de margarine, de beurre, de mayonnaise ou de matières grasses laitières par une quantité équivalente d’huile d’olive était associée à une réduction de 8 à 34 % du risque de mortalité. Le Dr Marta Guasch-Ferré, chercheuse principale, assure que ces « résultats vont dans le sens des recommandations diététiques actuelles visant à augmenter la consommation d’huile d’olive et d’autres huiles végétales insaturées ». Cette étude révèle qu’une consommation plus élevée d’huile d’olive est associée à un risque plus faible de mortalité.

À noter que les participants à l’étude consommant plus d’huile d’olive étaient plus susceptibles d’être actifs physiquement, moins enclins à fumer et mangeaient plus de fruits et légumes. Des données qui ont été compensées par les chercheurs dans leurs résultats.

Remplacer le beurre pour vivre plus longtemps

Selon l’auteure principale de l’étude, les professionnels de santé expérimentés conseiller aux patients de remplacer certaines graisses, comme la margarine et le beurre, par l’huile d’olive pour améliorer leur santé. “Notre étude permet de formuler des recommandations plus spécifiques qui seront plus faciles à comprendre pour les patients et, suppose-le, à mettre en œuvre dans leur régime alimentaire», conclu-elle.

Leave a Comment