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Sanaa El Aoudi, une vraie professionnelle de la remise en forme

Elle recommande aux femmes de prendre soin d’elles en Ramadan

A ses 44 ans, elle continue à garder la ligne. Son métier doit y être pour quelque chose. Dans le centre «Narcisse» à Casablanca, qu’elle a fondé depuis 2004, Sanaa El Aoudi doit visiblement s’imprégner de ses différentes offres qu’elle met en avant depuis, tel qu’elle le révèle, «18 ans». Durant ces années de métier, elle a commencé par l’amincissement, la kinésithérapie, en passant par la nutrition et le pré et le post natal. « Récemment, nous avons ajouté l’accompagnement thérapeutique pour nos patients », détaille-t-elle. Tout cela fera sûrement que la concurrence soit grossière. Et elle en est consciente puisqu’elle tient au nombre d’années de son activité. « Je pense que l’expérience de 18 ans est très importante. Je connais la femme marocaine à peu près par cœur», exalte-t-elle. Mieux encore, son centre a, tel qu’elle le révèle, «différents volets». A commencer par la nutrition. Dans ce sens, les protocoles d’amincissement englobent les machines, etc. Aussi le coaching sportif est offert avec une professionnelle. Puis une kinésithérapeute s’occupe des femmes enceintes et celles qui allaitent, soit le post-accouchement. En outre, il y a le côté thérapeutique dans son «Narcisse». «C’est vraiment un centre qui a évolué au fil du temps. A chaque fois, nous ajoutons un volet pour pouvoir donner le meilleur de ce qu’il ya dans la remise en forme», s’exprime-t-elle.

Et ce n’est pas tout. Sa structure est dans l’air du temps en s’offrant les dernières innovations. « Nous venons de recevoir un petit bijou de technologie pour tout ce qui est tonification musculaire et raffermissement de peau », annonce-t-elle. A ce propos, Mme El Aoudi n’hésite pas à expliquer que la machine fait partie du protocole. «Il n’y a pas de formule ou de machine magique. Chaque appareil de haute technologie rentre dans un protocole. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a toujours le régime alimentaire, le sport puis le protocole avec les machines», tranche-t-elle. Quant au bijou, elle le qualifie de « machine révolutionnaire » puisqu’elle permet de régler un problème. « Une fois que le poids est perdu ou en cours de perte de poids, il y a beaucoup de relâchement musculaire et cutané. Nous essayons de pallier cela avec cette machine», explicite l’interlocutrice.

Pour le Ramadan, elle recommande aux femmes d’être « un peu plus égoïstes en s’occupant d’elles-mêmes que de passer toute la journée en cuisine et au travail tout en permettant de se centrer plus sur elles-mêmes parce qu’ elles sont souvent lésées».
Sur l’épisode Covid, elle trouve que c’est «un cauchemar» de par la fermeture. Pendant la réouverture, son équipe s’est dotée de toutes les conditions d’hygiène.

«Cependant, c’était assez difficile. Le problème qui s’est posé pour nous c’est que notre métier est tactile», tranche-t-elle. En effet, elle donne l’exemple d’une patiente déprimée ou stressée de par son surpoids ou un état d’âme. « Nous avons souvent besoin de rassurer. Cela m’a marqué parce qu’il y avait une barrière et distance entre moi et les patientes que j’avais l’habitude de prendre dans mes bras et de rigoler. C’était plus dur psychologiquement», raconte-t-elle.
Au-delà de cette épreuve, Mme El Aoudi indique avoir des valeurs. « Je suis une grande fan de la femme marocaine. J’ai vraiment envie qu’elle soit forte et prise à sa juste valeur. C’est un vrai trésor pour ce pays», estime-t-elle.

A cet égard, elle donne également l’exemple de femmes qui arrivent au centre sans avoir confiance en elles. « La société est dure. Ma philosophie c’est qu’elle s’accepte peu importe son poids. Les femmes marocaines sont en général voluptueuses avec beaucoup de forme. Ce que je veux c’est qu’elles ressortent de mon centre, sans avoir juste perdu du poids ou appris à manger ou encore fait du sport, fortes et confiantes pour qu’elles puissent affronter la vie», aspire-t-elle en mettant en avant le concept du « body positivisme ». « Au Maroc, cela doit être plus que cela », enchaîne-t-elle en dévoilant les raisons de la création également du centre « LumenTherapie » pour accompagner toutes ces femmes dans leur combat. «C’est une thérapie comportementale pour englober tout cela», commente-t-elle en se projetant dans l’avenir. Son projet étant un centre « 100% hommes » avec des kinésithérapeutes et masseurs hommes ainsi que le même concept. Une structure qui suscitera indéniablement l’engouement de la gent masculine qui a tendance à s’occuper de plus en plus de sa remise en forme.

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