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Des souches bactériennes tout juste découvertes pourraient être impliquées dans le cancer de la prostate

Les bactéries peuvent provoquer des cancers, c’est le cas d’Helicobacter pylori pour le cancer de l’estomac. Une découverte récente suggère que cinq souches bactériennes pourraient être impliquées dans le cancer de la prostate. Ont-elles un lien avec les formes les plus agressives de cette maladie masculine ?

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Ce sont des microbes. Ils sont tout petits et on les confond assez facilement. Pourtant, bactéries et virus sont deux choses bien différentes. Et pour lutter efficacement contre ceux qui provoquent des maladies, vaut mieux les identifier clairement.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes en France. Plus d’un homme sur deux est concerné après 65 ans. Anticiper l’évolution du cancer et son agressivité est un défi pour les médecins. Des chercheurs de l’université d’East Anglia au Royaume-Uni ont fait une découverte intéressante dans l’urine et les tissus prostatiques des hommes atteints du cancer de la prostate. « Nous avons trouvé plusieurs types de bactéries associées avec des formes agressives du cancer de la prostatedont certaines sont des nouvelles souches bactériennes jamais découvertes avant », explique Rachel Hurstpremière autrice de l’étude.

Cinq bactéries impliquées dans le cancer de la prostate ?

Les scientifiques ont analysé des échantillons urinaires et tissulaires de 600 hommes présentant ou non un cancer de la prostate. Verser les isolants bactéries des échantillons, des méthodes de séquençage ont été utilisés et ont permis de dresser le portrait des bactéries vivantes à proximité de la prostate et de l’appareil urinaire. Parmi elles, cinq nouvelles souches bactériennes anaérobies (c’est-à-dire qui se développent qu’en l’absence totale d’oxygène) sont associées à un risque accru de cancer de la prostate.

Cette découverte soulève beaucoup de questions. « Parmi les choses que nous ne savons pas encore, il y a la façon dont les gens attrapent ces bactéries, si elles causent le cancer ou si une mauvaise réponse immunitaire leur croissance autorise », précise Rachel Hurst. S’il semble y avoir un lien entre l’agressivité du cancer et la présence de ces bactéries, les mécanismes sous-jacents sont encore à déterminer.

Les scientifiques imaginent déjà un test de dépistage où la présence d’un certain type de bactérie dans l’urine et la prostate pourrait constituer un signal d’alerte quant à la progression du cancer de la prostate. Le lien de causalité entre la présence de la bactérie et l’agressivité du cancer prostatique doit encore être formellement démontré, promettant, s’il s’avère vrai, une véritable avancée chaque fois dans la prise en charge de cette maladie qui tue environ 8.000 hommes année.

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