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les élevages français craint la pénurie d’aliments non-OGM

Un champ de soja aux États-Unis, où l’essentiel de la production est OGM.

Un champ de soja aux États-Unis, où l’essentiel de la production est OGM.

30 avril 2022 à 10h33,
Mis à jour le 30 avril 2022 à 10h53

Durée de lecture : 2 minutes

Agriculture
AGO
Ukraine

Les animaux de ferme français seront-ils obligés de se nourrir d’AGO (organismes génétiquement modifiés) à cause de la guerre en Ukraine ? Les aliments — soja, colza, tournesol — nonAGO sont de plus en plus rares et chers depuis le début du conflit, relate Ouest-France le jeudi 28 avril.

Le soja non-AGO d’Europe de l’Est, et notamment de Russie, n’arrive plus. Un de ses principaux substituts, le tourteau de tournesol HiPro (riche en protéines) ukrainien, non plus. Et il existe peu de possibilités de reportages du côté du Brésil — où moins de 2 % des surfaces cultivées en soja y sont nonAGO — et en Inde — qui a connu de mauvaises récoltes. « Pour l’instant, nous sommes parvenus à obtenir du soja non-AGO au Nigeria pour compenser le manque de disponibilité du soja russe, mais nous naviguons vraiment à vue, presque de mois en mois »expliqué au quotidien Laurent Houis, président de l’entreprise nantaise Solteam (groupe Avril).

De 80 à 300 € la tonne

Conséquence de cette rareté, le prix des aliments non-AGO flamboyant. La prime non-AGO du soja est ainsi passé de 80 à 300 euros la tonne en 18 mois, selon Hervé Vasseur, président de l’association des fabricants d’aliments pour animaux de Bretagne Nutrinoë.

Cette crise de l’approvisionnement pourrait affecter la montée en gamme de certains labels. actuellement, 70 % des Label rouge et certaines indications de qualité telles que lait de Bel, porc Opale et Roquefort considèrent une alimentation non-AGO dans leur cahier des charges. L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) a voulu étendre cette exigence à tous les Label rouge. Pour les volailles et les œufs de chair, cette obligation devait entrer en vigueur fin mars. Mais les producteurs de poules pondeuses ont déjà demandé un moratoire de douze mois, peut-être dix-huit, à l’administration, indique Ouest-France. Un rapport qui pourrait se transformer en abandon pur et simple : « Certains acteurs historiques envisagent désormais de basculer vers le soja non déforestant »observez le quotidien.

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