Une dinde sauvage terrorise Washington

Un peu plus d’un mètre de haut, une forte corpulence, des plumes noires brillantes et un comportement agressif : voilà le portrait-robot de la terreur des bois de Washington, aux États-Unis.

Rien à voir avec une bête mystique sortie tout droit d’un film de science-fiction. Non, ici, on parle d’une dinde sauvage inarrêtable, qui s’en prend depuis plusieurs mois aux habitants de la capitale américaine… au point de les envoyer à l’hôpital.

Dans le Kenilworth Park and Aquatic Gardens, un parc de la ville, cette dinde est redoutée de tous. Ses principales cibles ? Les joggeurs et les cyclistes. Plus d’une douzaine d’entre eux ont déjà dû recevoir des soins médicaux d’urgence, des injections contre le tétanos et des préventions après l’une de ses attaques.

Aujourd’hui, un sentier du parc autrefois très emprunté est laissé à l’abandon par les promeneurs, qui craignent de tomber sur cette volaille agressive aux serres acérées et capable de courir à une vitesse de 15 kilomètres par heure, selon le Wall Street Journal .

Cours-poursuite

Face au nombre croissant d’attaques, l’affaire de la dinde bagarreuse est remontée aux oreilles des autorités de la ville. Après avoir un temps planté des panneaux d’avertissement avec une photo de la suspecte digne d’un western, la capitale souhaite désormais passer aux choses sérieuses : capturer puis déplacer la coupable pour l’empêcher de sévir à nouveau.

L’oiseau s’avère particulièrement difficile à attraper. Rusé, celui que certains qualifient de «dinde terroriste» ne cesse d’éviter tous les pièges et filets. Durant sa traque, l’équipe formée par six agences de la ville –rien que ça– a cru lui mettre le grappin dessus lorsqu’elle s’est retrouvée coincée sur un pont, en lui bloquant les différents enjeux. C’était vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué : la dinde a sauté dans l’eau, traversé la rivière et échappé à ses poursuivants. Elle est toujours en cavale.

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Un temps menacées d’extinction, les dindes sauvages sont de plus en plus nombreuses aux États-Unis, qui en comptent désormais pas moins de 7 millions, précise le média américain. L’augmentation de leur population favorise les attaques, notamment pendant la période de reproduction, entre mars et mai. Ce genre d’exaction a en effet été reporté dans plusieurs régions du pays, où les coupables à plumes ont bien souvent fini par être recherchées.

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