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Environnement : 58 % des citoyens prêts à changer leur comportement en 2022

Une étude Ipsos publiée en avril s’est penchée sur la question de l’environnement et la motivation de la population dans le monde à changer les choses. La majorité des personnes est de plus en plus consciente de l’urgence de la crise climatique. Alors où est le problème ? Si les paroles sont en faveur de l’environnement, les actes, eux, ne suivent pas. Ainsi, les habitudes de la population mondiale n’évoluent pas ou trop peu pour être vraiment bénéfiques.

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Le top 3 des changements que les citoyens sont prêts à faire pour l’environnement

Les citoyens se disent favorables à changer en 2022 et à faire des concessions. Alors quelles sont les options les plus populaires et les plus reçues ? La première est « d’éviter les produits qui contiennent beaucoup d’emballages » avec une moyenne mondiale des pays de 58 %. D’ailleurs, l’étude indique que « les habitants de la Chine (76 %), de la Corée du Sud (72 %) et de la Malaisie (68 %) sont les plus susceptibles de procéder à ce changement. Deuxième modification dans leurs habitudes ? Éviter d’acheter des produits neufs pour 54 % des sondés. Vêtements, meubles ou encore jouets pour enfants, de plus en plus de personnes se tournent vers la seconde main et le vintage. D’ailleurs, d’après le site « Les Échos », un Français sur trois serait déjà adepte de cette tendance. Enfin, à 52 %, les citoyens s’estiment prêts à économiser l’énergie de la maison.

Des actions pour l’environnement encore floues et trop peu présentes

Si les citoyens sont prêts à changer, les habitudes qu’ils choisissent de modifier ne sont pas les plus bénéfiques pour l’environnement comme le confirme l’étude : « L’intention de changement se fait moins ressentir pour les actions à plus fort impact , comme le changement de régime alimentaire, bien qu’il y ait eu une augmentation des attentes de changement pour ces mesures depuis 2021 ».
La majorité des personnes ne savent pas comment agir au mieux. Ils changent certaines habitudes qui paraissent prioritaires face aux autres, alors que la réalité est tout autre. « La population comprend mal ce qu’elle peut faire en tant qu’individu pour réduire sa contribution aux émissions de carbone. La réduction des emballages et la baisse des achats sont échouées à tort comme des priorités, tandis que moins l’avion ou adopter un régime végétalien (qui ont un impact beaucoup plus important) ne sont pas signalés par la plupart des gens comme ayant un impact majeur ».
En cause ? Une confusion sûrement due à un manque d’information de la population. Un constat qui se ressent dans les chiffres de l’étude. En effet, cette dernière nous apprend que dans le monde, seulement « 39 % des personnes interrogées reconnaissent que leur gouvernement a mis en place un plan clair sur la façon dont le gouvernement, les entreprises et les citoyens vont travailler ensemble pour lutter contre le changement climatiques ».

Trop peu d’effort pour préserver l’environnement

Si la population est consciente qu’il faut fournir un effort, cela ne se traduit pas par des actes et des changements clairs. D’ailleurs, le nombre de citoyens qui ont qualifié de changer leur routine en faveur de l’environnement au cours de l’année n’a pas augmenté de manière importante par rapport à 2021. De plus, les recherches ont également montré que « peu de des progrès ont été constatés dans les intentions de prendre des mesures individuelles et la confusion règne toujours quant aux actions qui ont le plus d’impact sur la lutte contre le changement climatique ».

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