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voici les départements les plus touchés de nos régions

Le coup de chaud que la France connaît depuis quelques jours apporte son lot de bonnes nouvelles, mais aussi de mauvaises : sécheresse, canicule… et invasion des moustiques.

Une espèce est particulièrement redoutée : l’Aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique-tigre. Portrait-robot du suspect : il est originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, il a une taille inférieure à 5 millimètres (plus petit qu’une pièce d’un centime), un corps rayé de noir et blanc, il pique en journée, est silencieux et sa piqûre est très douloureuse.

Le moustique-tigre peut être vecteur de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou encore le zika (depuis 2015). Mais il ne peut transmettre ces maladies que si et seulement si il est contaminé.

Une espèce présente depuis 2004 en France métropolitaine

En Auvergne-Rhône-Alpes, l’insecte invasif est présent depuis 2012. L’Agence régionale de santé (ARS) de la région qualifie le moustique-tigre comme étant « déployé et actif » dans dix départements : l’Ain, l’ Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Loire, le Puy-de-Dôme, le Rhône, la Savoie, la Haute-Savoie, et depuis 2020, le Cantal.

Quant à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la moustique-tigre y est présente depuis 2004. Avec la région Occitanie, elle est la région la plus touchée par la moustique-tigre dans l’Hexagone. Ainsi, plus de 62 % des communes sont colonisées et 97 % de la population vit au contact de l’insecte.

Dans nos départements, seul le Vaucluse a un pourcentage de communes colonisées supérieur à 40 % (au 1er janvier 2022).

39 cas de dengue classés en Auvergne-Rhône-Alpes et en PACA en 2021

En 2021, 164 cas de dengue dus au moustique-tigre ont été recensés en France. Parmi eux, 20 cas de dengue avaient été identifiés en Auvergne-Rhône-Alpes, tandis que la région Paca avait connu 19 cas similaires et un cas de chikungunya. L’immense majorité des cas de dengue ont été importés de l’île de la Réunion (108).

Avec les fortes chaleurs qui font leur retour, l’implantation du moustique-tigre s’accélère dans tous les départements, même chez ceux où il n’est pas encore présent.

Interrogé par le Dauphiné Libéré début mai, l’Entente interdépartementale pour la démoustication de la région Rhône-Alpes (EID Rhône-Alpes) a affirmé « toutes les conditions sont presque réunies pour qu’il [le moustique-tigre, NDLR] recommencer à proliférer. Le temps que les larves se développent, les premières nuisances devraient être ressenties fin mai, début juin. »

Pour le moment, aucun cas de transmission de virus par le moustique-tigre n’a été observé en France métropolitaine. C’est en outre-mer que des cas de maladies ont été déclarés, à la faveur de conditions climatiques encore plus favorables à sa prolifération (climat tropical, donc chaud et humide).

Des gestes simples pour se protéger des moustiques-tigres

Comme plus de 80 % des moustiques-tigres ont établi leur nid dans des propriétés privées, les pouvoirs publics compétents sur l’action et la vigilance de la population pour éradiquer les zones de prolifération.

Pour lutter contre la multiplication de cette espèce très envahissante, les autorités sanitaires recommandent quelques gestes simples :

  • Supprimer les eaux dites « stagnantes », c’est-à-dire des zones où l’eau croupit en surface (soucoupes sous les pots des plantes, bâches, récipients restés dehors…) ;
  • Nettoyer régulièrement les jardins et terrasses (notamment les gouttières et les poubelles) ;
  • Dans les zones les plus exposées, installer des moustiquaires sur les portes et les fenêtres et mettre la climatisation ;
  • Portez des vêtements longs et protégez vos pieds et vos chevilles.
  • Imprégnez vos vêtements avec un insecticide répulsif ou utilisez des répulsifs cutanés (sous conseil de votre médecin ou pharmacien), qui éloigneront les moustiques sans les tuer.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), la piqure de moustique-tigre se distingue des autres piqûres d’insectes par la sensation de démangeaison qui se manifeste très rapidement et qui s’intensifie pendant plusieurs minutes après la piqûre.

Une cloque semblable à une ampoule peut apparaître. La piqûre du moustique-tigre gratte presque instantanément, puis les démangeaisons disparues. Elles peuvent néanmoins réapparaître pendant plusieurs jours en cas de variation de température (après une douche par exemple).

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