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L’Ariégeois Jonathan Rouch champion d’Europe de musculation

l’essentiel
Le Lavelanétien Jonathan Rouch, 30 ans, a enlevé le titre de vice-champion d’Europe de musculation. Une belle récompense après une longue préparation.

Jonathan Rouch l’a fait. À Santa Susanna, en Catalogne, l’athlète Lavelanétien a décroché le titre de vice-champion d’Europe de musculation chez les moins de 100 kg. C’est un résultat fabuleux pour ce sportif de haut niveau de 30 ans qui enchaîne les résultats nationaux, juste arrêté par la pandémie qui a sûrement annulé cette magnifique échéance européenne de deux ans. « En 2020, je m’étais préparé, le confinement est arrivé, le championnat a été reporté après l’été. Mais à nouveau, un second confinement a tout compliqué, une préparation pour rien, c’est un peu difficile à concevoir. »

Aujourd’hui, Jonathan ne regrette rien. Depuis octobre, sélectionné dans l’équipe de France, il vit avec l’épreuve européenne dans la tête. Et la préparation qui va avec : montée en intensité à partir de janvier et élimination en deux temps des kilos en trop.
De 123 kg, Jonathan est au poids souhaité le jour J dans la catégorie où lui et son coach, Didier Signourel, ont décidé de concourir, malgré un frayeur. « La veille de mon passage, je faisais 3 kg de trop, il fallait absolument les perdre. J’ai marché, fait des heures de cardio, sans manger ni boire, jusqu’à la pesée qui a affiché 99 kg. »

« Pour moi, tout ça n’est pas un sacrifice, c’est ma façon de vivre. »

À Santa Susanna, sans les Russes, du vendredi au dimanche, ils sont un millier d’athlètes à concourir dans les diverses catégories durant trois jours et nuits. Jonathan passe le samedi, à 21 heures. Dix minutes qui vont décider du titre avec pose imposée, puis libre, et chorégraphie avec musique. À la fin du passage de la catégorie des 100 kg, les juges sortent le top 6, soit les représentants de l’Azerbaïdjan, la Lituanie, l’Espagne, la Turquie, l’Italie… et la France. « On était là, alignés, on désigne le 6e, puis le 5e, je me dis : “Tu vas faire 4e.” Puis le 4e, et là, je sais que je serai sur le podium. C’est l’Espagnol qui est désigné, je suis vice-champion, je suis méga-content et heureux. » Sur 34 nations, la France termine 5e. Jonathan remercie le président de l’IFBB, Mario Valéro, et le vice-président, Éric Cagnard.

Huit heures après son exploit, Jonathan savoure cette médaille en famille, à Lavelanet, « Maman, ma sœur, Marc et Mickaël, la logistique, c’est eux. Si je ne les avais pas, rien ne serait possible. »

Le championnat du monde en tête

Le champion ariégeois vit à Brest où il a ouvert deux sociétés de coaching privé. « Dans ma clientèle, j’ai des rugbymen pros et des athlètes olympiques, mais aussi M. et Mme Tout-le-Monde. »

Le rêve européen abouti, Jonathan se tourne désormais vers le championnat du monde, en novembre, à Santa Susanna. Avec un régime alimentaire rigoureux qui a déjà commencé. Tout comme la préparation physique. « Pour moi, tout ça n’est pas un sacrifice, c’est ma façon de vivre. »

Jonathan Rouch est à la recherche de sponsors, un soutien indispensable pour l’échéance mondiale. Contact : 06 31 52 35 18

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