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Un autre congrès international pour un jeune écologiste du Madawaska

Yoan Bourgoin aura l’occasion de participer à un deuxième événement international en lien avec l’environnement en moins d’un an alors qu’il prendra part à la réunion internationale Stockholm+50 qui aura lieu en Suède au début juin.

Originaire de Saint-Léonard, le jeune diplômé en biologie sera au nombre des participants qui seront invités à partager leurs expériences et initiatives pour protéger la planète et contribuer à son développement durable et inclusif.

Le jeune homme a été l’un des trois délégués choisis par l’Association canadienne pour les Nations Unies.

L’événement se veut également une façon de souligner les 50 ans de la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain de 1972, qui a fait de l’environnement une question mondiale urgente pour la première fois.

« C’est pour accélérer nos objectifs de protection de l’environnement et partager nos idées pour le développement durable », a mentionné Yoan Bourgoin.

Le jeune militant qui a à cœur les questions environnementales et le bien-être des animaux est d’ailleurs très actif sur les réseaux sociaux. Pour lui, le fait de participer aux rassemblements internationaux est une suite logique au travail qu’il accomplit actuellement.

« J’étais très content d’avoir été sélectionné, car c’est important comme conférence. C’est une réunion que l’on considère comme étant cruciale pour l’environnement. Je vais pouvoir partager mes idées avec des gens qui s’y connaissent dans le domaine.»

Celui qui détient un baccalauréat en biologie croit que son bagage d’expériences et de connaissances lui apportera des occasions de partager ses opinions sur la scène mondiale.

« Je m’intéresse depuis longtemps au climat et avec mes connaissances, je vais pouvoir discuter des solutions à la crise climatique. Ce sont des idées que l’on connaît, mais je vais essayer de trouver des façons de les implanter dans nos communautés pour que ça fonctionne.»

Le jeune écologiste s’intéresse particulièrement à la perte de la biodiversité.

« On parle beaucoup des changements climatiques, mais on parle peu de la perte de la biodiversité. Il y a plusieurs causes à cela. Il y a les changements climatiques qui contribuent à cette perte, mais il y aussi la déforestation qui est aussi la de notre régime alimentaire », a expliqué celui qui est aussi végétarien.

Yoan Bourgoin est aussi pragmatique dans son approche. Il sait très bien qu’il ne pourra changer les habitudes des gens du jour au lendemain. Il veut se souvenir des gens au fait que de changer des éléments comme notre alimentation peut régler plusieurs problèmes.

Il mettra d’ailleurs un certain accent sur ces idées lors de la conférence de juin en Suède.

« Au final, il faut en parler, mais il faut aussi implanter ces idées-là. Ça passe par l’aide et l’écoute des gouvernements. Je ne veux pas revenir au Canada pour simplement dire que j’ai parlé d’environnement en Suède. Je souhaite que des choses concrètes ressortent de tout ça.»

Yoan Bourgoin estime que sa participation au Congrès international sur le conseil scientifique aux gouvernements en juillet 2021 lui permet d’être un peu plus à l’aise en vue de son deuxième rendez-vous du genre.

«Ce que j’avais aimé de la première conférence est que nous avions eu beaucoup de formations. J’ai eu la chance de parler à des experts en communication, par exemple. On nous avait expliqué comment communiquer des idées à la population pour que ce soit accessible et que le message passe. J’arrive au deuxième congrès avec de nouvelles idées, mais aussi plus d’expérience.»

Le jeune scientifique semble évidemment appartenir à la Suède avec de nouvelles connaissances. Il est conscient que sa simple présence à un congrès comme le Stockholm+50 lui donne une certaine certitude lorsqu’il tente de sensibiliser les gens par rapport à l’environnement.

Contrairement à un événement traitant de l’environnement où tout le monde est sur la même longueur d’onde, la sensibilisation des gens au quotidien comporte plus de défis pour Yoan Bourgoin.

« C’est certain que c’est plus difficile lorsqu’on se transpose dans de plus petites régions, surtout que je parle de choses comme le végétarisme. Les gens vont être réticents à certaines anticipées. Je veux juste passer le message et expliquer pourquoi c’est important de protéger l’environnement.»

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