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Une hausse de demandes de près de 50 % en dépannages alimentaires

L’organisme Soupe au bouton situé à Saint-Jean-Port-Joli a observé une hausse des demandes d’aide alimentaire dans les derniers mois. Si la tendance se confirme, plus de 900 dépannages sont prévus d’ici la fin de l’année, soit une hausse de près de 50 % par rapport à il y a deux ans. Selon le directeur, Daniel Darveau, plusieurs vecteurs, dont l’inflation, expliqueraient cette croissance.

M. Darveau observe une forte augmentation de demandes depuis septembre dernier. Plusieurs nouveaux bénéficiaires ont fait appel à l’organisme. « On a une augmentation qui a presque doublé en un an », souligne M. Darveau.

En 2020, le nombre de dépannages se chiffrait à 529 soutiens. Pour 2021, ce nombre était de 735 dépannages. Pour l’année actuelle, les données montrent 78 dépannages par mois. Plus de 900 dépannages sont donc assurés d’ici la fin de l’année, et ce, sans compter les envois de différents organismes de la région. Ces chiffres contiennent seulement les demandes d’aide de panier alimentaire.

À l’arrivée de M. Darveau, les dépannages se produisent aux six semaines, mais maintenant, c’est aux quatre semaines. « La grosseur des paniers est beaucoup plus volumineuse », affirme le directeur.

Dans le meilleur du possible, les aliments sont transformés une fois que la date de péremption approche.

Avec l’inflation, l’épicerie coûte de plus en plus cher. Les gens se rendent compte qu’il faut faire appel à un organisme pour le soutien. «Demander de l’aide à une banque alimentaire, ce n’est pas quelque chose qui est fait de gaieté de cœur. Les gens ont une certaine fierté, mais on le fait sans jugement. Les gens s’aperçoivent qu’ils peuvent demander de l’aide de plus en plus ».

M. Darveau observe aussi des personnes qui ont reçu de l’argent pendant la COVID et qui doivent maintenant le rembourser, ce qui peut rendre le budget plus serré. « Il y en a qui sont mal pris financièrement. Il y a un paquet de vecteurs d’impliqué», souligne-t-il. Il ne cache pas que la période de la COVID a été difficile pour certaines et que cela peut se traduire, soit par une perte d’emploi ou bien par un découragement associé aux différentes épreuves traversées.

Les aliments sont répartis sous différents produits dans les différents réfrigérateurs de l’organisme.

Dans la dernière année, 235 familles ont demandé l’aide sur le territoire de la MRC de L’Islet, dont une cinquantaine testée de Saint-Jean-Port-Joli. Au total, 80 familles demandent l’aide tous les mois. De plus, 114 000 livres de denrées en provenance de la Soupe au bouton ont été distribuées dans la dernière année.

À l’heure d’écrire ces lignes, la recension des données officielles de la Maison Lafrontière de la MRC de Montmagny n’était pas encore terminée. Plus d’informations à ce sujet devraient être présentées prochainement. Une augmentation des demandes a également pu être présentée dans la MRC de Montmagny. Les personnes qui font appel à ce service ont vraiment besoin d’aide.

Répondre à l’appel

La nourriture ne manque pas et l’organisme Soupe au bouton reçoit beaucoup de dons de la part de la population, par exemple de gens d’affaires, d’épiceries ou de Moisson Kamouraska. « Quand je suis arrivé ici, c’était beaucoup plus espacé. On était capable de fournir. Heureusement, on reçoit beaucoup de denrées et on n’en manque pas », souligne le directeur.

Réfrigérateurs éparpillés et étagères remplies, l’organisme ne manque pas de nourriture…. plutôt l’espace pour tout avoir au même endroit. L’équipe a été obligée d’entreposer la nourriture dans différents locaux du centre qui l’héberge, ainsi qu’à deux ou trois endroits dans la municipalité.

« On est chanceux si l’on compare avec de grands centres, comme Montréal, qui manquent vraiment d’aliments. Je ne dis pas qu’on en a en surplus, mais on réussit vraiment à remplir les paniers et remplir les demandes », mentionne le directeur.

Soupe au bouton s’occupe par ailleurs de deux réfrigérateurs communautaires, l’un à Saint-Jean-Port-Joli et l’autre à Tourville. L’organisme prévoit en installer un à Sainte-Perpétue et un autre à Saint-Pamphile dès que l’occasion se présentera. Appelé coomuno-frigos, ils fournissent de nombreux aliments, dont des légumes, des fruits, du pain, etc. Les citoyens peuvent faire leur part en leur apportant eux-mêmes de la nourriture afin de fournir les frigos.

Lors de la fin de l’année fiscale du mois de mars, 22 000 livres étaient passées dans les réfrigérateurs à l’extérieur, et ce, sans compter les aliments fournis par les citoyens. Ils sont remplis au fur et à mesure dans les limites du possible.

Soupe au bouton indique que tout citoyen ayant besoin d’une aide alimentaire peut contacter l’organisme, et ce, peu importer leur lieu de résidence sur le territoire.

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