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Voici six infographies qui illustrent la nouvelle poussée du Covid en France

Est-ce les prémices d’une septième vague de coronavirus. Certains indicateurs alertent. “Il y a une reprise de l’épidémie et elle est parfaitement inattendue par rapport à la saison” affirmait le week-end dernier l’infectiologue Benjamin Davido, référent Covid-19 à l’hôpital de Garches dans les Hauts-de-Seine, interrogé par franceinfo. le début du mois de juin, le nombre de cas positifs depuis augmenté, tout comme le nombre d’hospitalisation. Ces dernières

100.000 cas en juillet ?

Le 1er juin, plus de 25.000 nouvelles contaminations étaient enregistrées. 15 jours plus tard, c’est le double. La moyenne sur la semaine dépensée repasse au-dessus de 50 000 cas par jour, pour la première fois depuis le 2 mai. Ces dernières 24h, 95.217 cas ont été reportés, en hausse de 46% par rapport à mardi dernier.

Si la courbe continue de progresser, le seuil des 100.000 cas quotidien pourrait être franchi au début des vacances scolaires, début juillet. À titre de comparaison, par rapport à l’an passé à la même époque, il y avait moins de 5.000 cas quotidiens et le pic de la vague Delta allait être atteint au cours du mois de juillet.

Le nombre de tests réalisés augmente

En deux semaines, le nombre de tests a augmenté de 26 %. Entre le 6 et 12 juin, près de 1,3 million de tests PCR et antigéniques ont été validés, précise la direction des statistiques (Drees) dans un communiqué. C’est trois fois moins par rapport à la fin du mois de mars. Lors des vacances de Noël, près de dix millions de tests avaient été réalisés.

On constate également, grâce à la courbe ci-dessous, que toutes les tranches d’âge sont concernées par cette croissance de l’épidémie, les plus jeunes comme les plus vieux. Ce sont d’abord les moins de 50 ans qui ont été contaminés, puis le taux de positivité a augmenté chez les plus de 60 ans.

Hausse des hospitalisations

D’après les données de Santé Publique France, les conséquences de cette hausse des cas sont encore limitées pour les hôpitaux. Cependant, les hospitalisations augmentent : +14% ces deux dernières semaines. Il y a trois semaines, il y avait moins de 400 admissions par jour en moyenne, aujourd’hui, il y en a près de 600. Le dernier pic remonte à avril, avec plus de 25.000 hospitalisations, dont un peu moins de 850 en soins critiques.

Deux explications : d’abord il y a un délai entre la contamination et le développement d’une forme grave de la maladie, et puis l’efficacité du vaccin contre des formes sévères du Covid-19. Le nombre d’entrées en soins critiques reste également stable.

Le nombre de décès n’augmente pas non plus. En fin de semaine dernière, entre 40 et 50 décès du Covid-19 étaient enregistrés chaque jour. Fin avril et début mai, il y avait plus d’une centaine de morts quotidiennement.

Comment expliquer cette hausse

Si le virus se propage de nouveau à grande vitesse, c’est à cause de plusieurs variantes d’Omicron : BA.4, BA.5 et BA2.12.1. “La courbe épidémique est exponentielle en France” constate sur franceinfo Antoine Flahaultépidémiologiste et directrice de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève. “Avec les nouvelles variantes actuelles, qui sont plus contaminants, de 10 à 15 %, l’épidémie retrouvée du sang frais alors même qu’on a passé la période de la saison froide” analyse de son côté, l’infectiologue Benjamin Davido.

D’après Guillaume Rozier, findicateur du site Covid Tracker, sur Twitter : “on observe une hausse épidémique similaire chez nos voisins (Italie, Allemagne etc.). Certains pays ont déjà passé cette vague (Portugal, Afrique du Sud) qui a atteint, au pic, un nombre de cas moitié plus faible que la vague Omicron , mais un nombre d’hospitalisations proches.”

De son côté, le gouvernement”ne parle pas de vague” à ce stade, mais “reste extrêmement vigilant” a indiqué sa porte-parole Olivia Grégoire mardi, annoncént “une communication en conseil des ministres le 22 juin” sur les mesures que l’exécutif entend maintenir après la fin du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, prévu le 31 juillet.

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