Petits conseils pour lunchs futés | La Presse

La recette pour des déjeuners variés — en toute simplicité — tient peut-être en quelques ingrédients clés : une bonne dose d’organisation, une pincée de planification et quelques trucs incontournables. Voici les astuces de nos experts pour maintenir sa motivation toute l’année.

Publié hier à 16h00

Laïla Maalouf

Laïla Maalouf
La Presse

Développeur de réflexes

« La clé, c’est de se mettre en mode lunch lors de la préparation du souper », estime l’animatrice et nutritionniste Geneviève O’Gleman. « C’est ça, ma vision des lunchs : on développe une méthode de travail pour toujours avoir des bases ; sur ne part pas de zéro. Comme ça, on ne se décourage pas rendu en octobre et on garde la flamme. Et si on développe ce réflexe d’en préparer un peu plus, on aura toujours des bases pour des lunchs rapides. » Sur la mange du saumon ? On en met de côté pour une tartinade, l’illustre Geneviève O’Gleman. Même chose pour les pâtes, le riz, la viande… Et puisque le temps de cuisson est le même, on fait cuire des œufs durs dans l’eau des pâtes — toujours utiles en sandwich ou en salade, en plus de se conserver toute la semaine au frigo.

Prendre de l’avance


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Les fruits lavés à l’avance : une bonne idée pour gagner du temps.

Tout ce qu’on peut faire d’avance permettra automatiquement d’épargner de précieuses minutes durant la semaine. Geneviève O’Gleman aime bien apprêter deux ou trois vinaigrettes durant le week-end ; elles garderont leur fraîcheur jusqu’à cinq jours dans un récipient en verre au réfrigérateur. Ainsi, on économise non seulement du temps en semaine — il suffit de mélanger et verser —, mais aussi de l’argent en évite d’aller vers des vinaigrettes du commerce, souligne-t-elle. L’autrice du blog Cinq Fourchettes, Nancy Bordeleau, profite également des week-ends pour laver des fruits (raisins, fraises, bleuets…) qu’elle conserve au frigo dans des contenants en verre, plutôt qu’en plastique, pour plus de fraîcheur ; il ne reste qu’à les transférer lors de la préparation des boîtes à lunch. Les carottes se maintiennent également bien dans un bocal rempli d’eau.

S’approvisionner avec des aliments « sauveurs »

Pour ces soirs où on ne pourra pas compter sur des restants, Nancy Bordeleau s’assure de toujours avoir quelques aliments « sauveurs » : des conserves de thon dans l’armoire pour les sandwichs et salades, des œufs durs dans le frigo, du poulet déjà cuit et coupé en lanières au congélateur, de même que du houmous congelé en petites portions. Elle s’assure également de préparer les muffins et biscuits avant la rentrée et les congèles en paquets de six ; la semaine suivante, elle en fait une variété différente et en congèle une partie, tout en sortant des muffins du lot précédent, et ainsi de suite. « De cette façon, on ne mange pas le même muffin toute la semaine et on en conserve toujours une quantité au congélo », dit-elle.

Prévoir des extras


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

« Aucun enfant ne va être traumatisé de manger deux ou trois fois la même chose dans la même semaine », dit Nancy Bordeleau, autrice du blogue Cinq Fourchettes.

Quand elle cuisine lasagne, pâté chinois, chili, sauce à spaghetti ou tout autre repas pour le souper qui se congèle bien, Nancy Bordeleau prend soin de préparer des portions individuelles qui vont directement au congélateur — « pour les matins de panique ». Et si elle n’a qu’un conseil à donner, la mère de trois enfants insiste sur ce point : « Aucun enfant ne va être traumatisé de manger deux ou trois fois la même chose dans la même semaine », lance-t-elle .

Entretenir ses accessoires


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Les ustensiles et récipients réutilisables sont devenus des incontournables des boîtes à lunch.

Les ustensiles et récipients réutilisables sont devenus des incontournables des boîtes à lunch, et il faudra inévitablement les nettoyer au jour le jour pour leur assurer une longue vie. On lave directement les sacs à collations et à sandwichs en tissu dans l’eau de vaisselle, on les laisse sécher sur le support à vaisselle ou un séchoir à bouteilles et on repart avec le lendemain, dit Sonia Lizotte, de L’Escouade culinaire. Les sacs réutilisables en silicone, eux, vont directement au lave-vaisselle.

Impliquer les enfants


PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Les enfants peuvent participer à la préparation des déjeuners.

« Les déjeuners, c’est un super point de départ pour apprendre à cuisiner », estime Geneviève O’Gleman, puisque ce sont souvent des recettes froides qui ne demandent pas de cuisson, mais plutôt de l’assemblage. L’étape suivante dans la préparation des lunchs est donc d’impliquer l’enfant en lui donnant d’abord des choix — sélection du fruit ou de la collation, en sandwich ou en salade ? « Ça lui donne du contrôle et il ne va pas bouder ce qu’il a choisi. » On prépare ensuite le déjeuner « en équipe ». Quand les enfants sont petits, on leur donne de petites tâches amusantes : mettre les poignées de canneberges ou d’épinards dans la salade, choisir la collation, remplir la gourde, recouvrir les plats… Ils seront fiers de raconter qu’ils ont- même préparé leur déjeuner !

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