Le vapotage pourrait «réveiller» des cellules cancéreuses

Si les chercheurs de l’Institut Francis Crick (FCI, un centre de recherche biomédicale à Londres) affirment que le vapotage peut être plus sûr que de fumer des cigarettes, les risques que cette pratique engendre à long terme ne sont pas encore clairs pour autant .

C’est notamment ce qu’explique le chercheur au FCI Charles Swantonb , dans un article de The Independent. «Il m’est impossible d’affirmer que c’est une solution sans risque pour arrêter de fumer. Il s’agit certainement d’une meilleure alternative, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’engendre aucun risque»indique celui qui est aussi clinicien au Cancer Research UK.

Des scientifiques ont enquêté sur des études pour comprendre pourquoi certaines personnes atteintes d’un cancer du poumon – environ un sur huit au Royaume-Uni – sont non fumeuses, alors que le tabagisme est l’une des principales causes de cette maladie.

Ils se sont notamment basés sur des recherches adaptées sur des humains et des souris, qui ont mesuré l’exposition aux particules de suie présentes dans l’air et pouvant provoquer la croissance de cellules cancéreuses dans les poumons. Résultat : le processus qui cause l’apparition de tumeurs chez les non-fumeurs est différent de celui lié au tabagisme qui, lui, déclenche une mutation directe de l’ADN susceptible d’entraîner un cancer.

Les découvertes des chercheurs se sont rendus compte que les irritants tels que la pollution de l’air provoquaient une inflammation, suivis d’un processus de cicatrisation qui réveillerait des cellules dormantes pouvant provoquer des mutations cancéreuses. Et les scientifiques craignent que le vapotage ne déclenche le même processus.

Vers un remède ?

Si les chercheurs envisagent de pouvoir arrêter ce processus grâce à des médicaments anti-inflammatoires, ils préviennent toutefois que cela pourrait prendre des années. Maïs « le mécanisme que nous avons identifié pourrait nous aider à trouver de meilleurs moyens de prévenir et de traiter le cancer du poumon chez les non-fumeurs », affirme Charles Swanton.

Par ailleurs, selon le Dr William Hill, il serait utile de «trouver des moyens de réduire l’inflammation des poumons causée par la pollution de l’air» et de «Restreindre le risque de cancer des poumons chez les personnes qui n’ont jamais fumé»si l’on veut éviter que la pollution de l’air et le vapotage ne deviennent, dans une dizaine d’années, responsables d’une nouvelle vague de cancers.

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