>

la Haute Autorité de santé a approuvé l’utilisation de trois vaccins adaptés au variant Omicron pour la nouvelle campagne de rappel

Quelques semaines après leur approbation par l’Agence européenne du médicament et dans un contexte de reprise épidémique du Covid-19, la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu son avis, mardi 20 septembre, sur l’utilisation des vaccins bivalents de Pfizer et Moderna contre le variant Omicron et ses sous-lignages, dont BA.5. La HAS recommande l’utilisation de ces vaccins dans le cadre d’une campagne de rappel à mettre en place cet automne.

L’institution préconise que les personnes de plus de 60 ans et à risques soient les premières à recevoir une dose de rappel. “La HAS a recommandé d’élargir l’administration d’une dose de rappel supplémentaire (2e rappel ou 4e dose le plus souvent) aux adultes de moins de 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de Covid-19, aux femmes enceintes et aux personnes vivantes dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables”, précise-t-elle dans un communiqué. Les professionnels du secteur sanitaire et médico-social auraient également en bénéficier, ajoute l’institution.

Dans le cadre de cette campagne de rappel que la HAS recommande de mettre en place à l’automne, l’utilisation des vaccins bivalents est préconisée “de préférence”, fait savoir l’Autorité et “quels que soient les vaccins utilisés précédemment”. Une seule exception : les personnes de moins de 30 ans. La HAS “maintient sa recommandation de n’utiliser que les vaccins Comirnaty”, soit ceux développés par Pfizer.

Enfin, comme elle l’avait déjà recommandé au mois de mai, l’institution “maintient sa recommandation de coupler la campagne de rappel vaccinal contre la Covid-19 à celle de vaccination contre la grippe, et rappelle que l’injection le même jour des deux vaccins est possible, si elle est réalisée sur deux sites d’injection distincts”.

Les vaccins bivalents de Pfizer et Moderna utilisent eux aussi la fameuse technique de l’ARN messager, mais l’ont adapté pour qu’elle cible à la fois la souche originale du virus originaire de Wuhan en Chine, et sa variante Omicron. Les vaccins bivalents ne sont donc pas “pas des nouveaux vaccins mais des vaccins adaptés aux souches circulantes”, dont les sous-lignages d’Omicron, précisez la HAS. “Lune plateforme vaccinale est la même, la quantité totale d’ARNm [ARN messager NDLR] par dose également“, ajoute-t-elle dans son communiqué.

Si la tolérance de ces vaccins est “identique à celle des vaccins monovalents”affirme l’institution, elle souligne que l’“efficacité clinique attendue pour ces nouveaux vaccins bivalents est au moins équivalente voire supérieure à celle des vaccins originaux monovalents, sans que cette supériorité probable puisse être actuellement démontrée en vie réelle”.

Dans tous les cas, elle appelle à “poursuivre les efforts de vaccination des personnes à risque non vaccinées ou n’ayant pas encore reçu leurs doses de rappel, en particulier les plus âgées”, pointant, avec seulement 32,9% des doses de rappel effectuées chez 60-79 ans et 46,2% chez les 80 ans et plus, que la couverture vaccinale chez ces populations est encore “insuffisante”.

Leave a Comment