La marmite norvégienne, la méthode pour faire des économies en cuisine

Diminuer le chauffage, superposer les canapés de vêtements, dénicher les trucs et astuces pour faire des économies,… tout est bon pour déjouer la hausse des prix ! Dans nos cuisines aussi, il est possible de faire de belles économies. On vous dévoile une méthode un brin oldschool, mais écolo-pratique qui limite votre consommation d’énergie. Elle s’intitule la marmite norvégienne et consiste à cuisiner sans feu et sans électricité, grâce à un peu d’huile de coude et un ou deux trois accessoires issus de vos placards.

En vidéo, comment optimiser le rangement dans sa cuisine ?

Une réduction d’énergie de 50%

On vous voit venir, « encore une tendance DIY qui va encombrer notre espace ». En réalité, la marmite norvégienne existe depuis plus longtemps qu’on ne pourrait le penser. Peut-être la connaît-vous sous le nom de « cuisinière à isolation », « cuiseur thermos », « caisse à cuire », « cuiseur sans feu » ? Cette méthode était déjà utilisée à l’époque de la première et seconde guerre mondiale, et elle aurait fait ses preuves. Plus écologique et économique qu’une cuisson classique (au feu, au gaz ou électrique), la marmite norvégienne réduit la consommation d’énergie d’au moins 50 %, puisqu’elle nous permet de couper le gaz ou l’électricité à mi -cuisson.

L’avantage, c’est que la méthode ne demande aucun investissement au préalable puisque vous pouvez la réaliser avec des accessoires que vous avez déjà certainement au fond de votre placard. Pour la réaliser,r munissez-vous donc :
– d’une marmite (ou une cocotte) épaisse avec un couvercle adapté (c’est important pour que l’air ne s’échappe pas et que la chaleur soit conservée) ;
– d’une couverture (ou un gros tissu chaud) ;
– de carton épais ;
– d’une caisse (ou une corbeille à linge qui fera aussi l’affaire) pour y déposer votre marmite.
Pour qu’une marmite norvégienne soit efficace, il vous faudra emmitoufler la cocotte avec du tissu chaud, afin d’isoler la chaleur. C’est le même principe qui s’applique lorsque vous laissez votre pâte à pain reposer, mais avec plus de couches et plus longtemps.

Comment ça marche ?

La cuisson à la cocotte norvégienne nous rappelle fortement l’idée de Giorgio Parisi, un prix Nobel de physique qui proposait un mode de cuisson alternatif pour cuire des pâtes tout en faisant des économies d’énergie. La MN, comme l’appellent ses nombreux adeptes, pour la marmite norvégienne, fonctionne de la même façon, grâce à une température décroissante. Dans un premier temps, il est important de porter votre préparation à ébullition (dans votre cuisinière classique), couvercle fermé. Ensuite, placez-là immédiatement dans votre marmite norvégienne et couvrez là à l’aide de votre couverture (ou autre tissus chaud). Une fois que le récipient est bien emmitouflé, le tour est joué. Grâce à la chaleur isolée, le plat mérite de cuire tout seul. Le temps de cuisson peut varier de 30 minutes (pour les légumes) à 3 heures (pour les viandes). Le temps de cuisson est un peu lent, mais c’est le prix à payer pour faire des économies.

Mode rétro ou vraiment efficace ?

La méthode norvégienne peut comporter quelques inconvénients, et elle ne convient pas à toutes les cuissons (elle ne remplace pas une cuisson au four, par exemple). En plus d’une cuisson lente, le fait de devoir impérativement porter son plat à ébullition avant de s’en servir ne réduit pas totalement le coût de l’énergie (même si elle le réduit en grande partie).

Pourtant, cette manière de cuisiner rassemble de nombreux avantages. Très économique et écologique (et cet argument n’est pas à négliger en ces temps de crise…), le plat se cuit « tout seul ». Pour les plus maladroits, pas de risque d’oublier son plat sur le feu, vous pouvez vous adonner à d’autres activités en même temps (vous pouvez sortir, par exemple).

A vous de voir quels arguments font privilégier votre balance !

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