l’espoir d’un traitement causé par un parasite du chien

Sans risque pour l’humain, il pourrait être la base d’un traitement contre les cancers résistants.

Certes, la recherche contre le cancer fait des progrès. Tant au niveau des dépistages que des traitements. Seulement, certains d’entre eux restent incurables.

Mais l’immunothérapie progresse à grands pas. À Tours, une équipe universitaire s’attelle à l’étude d’un micro-organisme non pathogène pour l’être humain, et qui pourrait bien accélérer la découverte de traitements pour ces types de cancers.

Un parasite utile contre le cancer

Dans The Conversation, deux de ces chercheurs à Tours, Arthur Battistoni (Doctorant) et Françoise Debierre-Grockiego (chercheuse et enseignante), rappellent l’intérêt de l’immunothérapie :

A contrario de la régénération et de la radiothérapie, qui évite la multiplication des cellules tumorales, mais induisent de graves effets secondaires (car ces traitements s’attaquent aussi à des cellules non cancéreuses de l’organisme), l’immunothérapie stimule le système immunitaire du patient pour lutter plus efficacement contre le cancer.

Ce parasite, c’est Néospora canin. Son intérêt, au-delà d’être inoffensif chez l’Homme ? Sa capacité à se multiplier dans les cellules, et sa réponse de la partie du système immunitaire de son hôte :

À l’étape des virus utilisés en immunothérapie, N. caninum peut détruire les cellules qu’il infecte. Il induit une forte réponse immunitaire cellulaire, recherchée pour lutter contre les cancers. Ces deux caractéristiques font donc de lui un candidat pertinent pour une immunothérapie antitumorale.

Des premiers tests sur les souris

Sa capacité à détruire les cellules dont il prend possession intéresse fortement les chercheurs. Un essai a été conduit chez des souris atteintes d’un cancer du thymus au stade bénin car il fallait tester l’efficacité du parasite d’abord sur un cancer traitable.

Résultats ? N. caninum est parvenu à détruire les cellules malades sans que sa présence dans des cellules saines s’accompagne de dommages. Et les scientifiques ont observé les effets bénéfiques du parasite sur l’environnement de la tumeur.

Besoin d’études ultérieures

Cependant, les chercheurs doivent travailler sur des cancers plus résistants. plus résistants :

N. caninum n’était plus détectable à la fin des expérimentations. Bien que l’être humain ne soit pas sensible à une infection par N. caninum, son élimination par le système immunitaire devra être réalisée avant d’envisager une utilisation thérapeutique.

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