Top 12 des trucs horribles à savoir sur la tuberculose, la maladie à la mode

Nous sommes en 2022 et après une pandémie mondiale de coronavirus on a tôt fait d’oublier certaines autres maladies ou divers virus qui font pourtant rage autour du globe. Nouvellement c’est une épidémie de tuberculose qui revenait dans l’actualité et sur une tendance à ne pas connaître donc tout ce qui englobe cette maladie qui a pourtant déjà été dévastatrice par le passé (et l’est encore actuellement).

1. On l’appelait la peste blanche

Au 17ème siècle, la tuberculose était connue sous le nom de peste blanche, en rapport avec l’autre épidémie qui ravageait l’Europe à cette époque : la peste noire. C’est en 1839 que le médecin Johann Lukas Schönlein a trouvé le nom de la tuberculose après avoir livré une recherche documentée sur le sujet et qu’on a commencé à chercher des moyens de la traiter.

2. Elle est provoquée par une bactérie

C’est la bactérie qu’on appelle bacille de Koch (ou Mycobacterium tuberculosis, mais c’est encore moins joli) qui est responsable de la tuberculose. Cette petite saloperie de bacille de Koch peut en réalité se répandre dans plusieurs organes et les toucher au fil des années, mais généralement la tuberculose touche principalement les poumons. Une personne infectée par la maladie peut tout à fait vivre sans que celle-ci se déclare, le système immunitaire pouvant combattre la bactérie plusieurs années.

3. Elle est la maladie infectieuse qui fait le plus de morts chaque année

On pourrait penser que la maladie infectieuse qui cause le plus de victimes à l’année est le SIDA et pourtant, la tuberculose est bien la plus mortelle de toutes à l’échelle mondiale. On comptait près de 2 millions de morts en l’an 2000 et 1,5 million en 2015 pour vous donner une idée d’à quel point le nombre de décès est important. Dans le même temps, le nombre de personnes infectées par la bactérie atteint parfois 10 millions par an.

4. Elle passe par deux stades : latente et active

Comme on le disait un peu plus haut la maladie peut rester à un stade latent : c’est à dire que la personne infectée ne développe pas la tuberculose même si elle vit avec la bactérie. Mais dans de nombreux cas elle passe au stade actif car le système immunitaire n’arrive pas à la contenir (dans des délais dépendant de plusieurs facteurs comme la santé de la personne) et les premiers symptômes arrivent, différant selon la zone touchée.

5. Les symptômes de la forme pulmonaire sont assez flippants

Lorsque la maladie se développe dans les poumons de nombreux symptômes peut se manifester : des toux violents ou répétés, une perte de poids, des douleurs au dos, on peut cracher et tousser du sang, de la fièvre… La maladie étant infectieuse elle peut donc se transmet et c’est là que la tuberculose représente une dangerosité au niveau de sa transmission : la bactérie est projetée par les toux répétés et les éternuements nombreux des malades et s’attrape donc relativement facilement.

6. Il existe plusieurs formes extra-pulmonaires de la maladie

Le bacille de Koch peut toucher les poumons mais aussi d’autres organes comme on le disait au début de l’article. Selon la partie du corps où va attaquer la bactérie, différents symptômes peuvent se déplacer. Si le cerveau est touché on peut avoir des troubles de la mémoire ou des pertes de conscience, si les ganglions aboutissent ils peuvent enfler et devenir douloureux et dans certains cas on voit aussi apparaître des déformations osseuses qui touchent généralement la colonne vertébrale.

7. En France elle fait partie des maladies à “déclaration obligatoire”

Ça veut tout simplement dire qu’une fois déclarée elle doit être obligatoirement déclarée aux autorités sanitaires pour qu’on réalise très rapidement des diagnostics sur les personnes qu’on pourrait croiser le malade. L’idée est d’endiguer rapidement toute forme de contagion et d’empêcher qu’elle se répande. Plusieurs types de tests de dépistage existent et si on diagnostique quelqu’un qui à la forme latente peut rapidement la traiter.

8. Le traitement est long

Un malade de la tuberculose peut suivre un traitement de prise d’antibiotiques qui dure généralement six mois mais ne nécessite pas toujours d’hospitalisation (du moins pas tout au long du traitement). Les risques seront variés et il est essentiel de continuer le traitement jusqu’au bout pour éviter que la bactérie ne développe une résistance suite à un arrêt prématuré et une reprise du traitement après interruption. Faut faire ce que disent les médecins, comme le reste du temps quoi.

9. On estime qu’un quart de la population mondiale est porteur de la bactérie

L’estimation est énorme, pourtant elle semble osciller entre un quart et un tiers de la population selon les années et les sondages. On explique ces chiffres principalement par le fait que la bactérie se propage très rapidement dans une trentaine de pays qui sont sans surprises des pays sous-développés ou aux infrastructures sanitaires insuffisantes pour stopper les contaminations.

10. Deux tiers des cas mondiaux de la maladie sont présents dans huit pays

On recense près de deux tiers des cas mondiaux de tuberculose dans huit pays principalement touchés : le Nigéria, la Chine, les Philippines, le Pakistan, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Bangladesh et l’Inde qui présente le plus de cas au monde. Globalement des pays où il se passe bien souvent des trucs pas cool dont certains des pays les plus malchanceux.

11. La maladie est curable mais fait toujours énormément de morts

Si on a pu voir une réduction du taux de mortalité au début des années 2000, la maladie continue de se propager et de tuer un nombre important de personnes. Dans les pays les plus touchés, les facteurs qui peuvent expliquer cela sont nombreux : le manque de soins ou d’infrastructures médicales, la malnutrition, les guerres ou la famine (le nombre de cas grossit dans les pays touchés), la précarité, l’ extrême pauvreté et la promiscuité ; bref, rien qui n’arrange tout le bordel pour les pays qui n’ont pas les moyens de contrer l’épidémie.

12. On estime que 66 millions de vies ont été sauvées entre 2000 et 2020

Depuis l’arrivée d’une méthode de dépistage beaucoup plus précise sur estime que près de 66 millions de vies auraient été sauvées en vingt ans. Les soins ont également évolué mais ont surtout été particulièrement concernés dans les pays les plus touchés. Globalement il reste du taff quand on voit le nombre de morts par an, mais c’est déjà un bonne avancée.

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