Alzheimer : ce régime alimentaire qui pourrait permettre de prévenir la maladie

La question de l’alimentation est au cœur de nombreux travaux de recherche sur la prévention de la maladie d’Alzheimer. L’un d’entre eux prône le “régime qui imite le jeûne”, un type de régime qui applique des effets positifs sur les principales caractéristiques de la maladie. En tout cas, chez la souris.

Il n’existe, à ce jour, pas de médicament capable de soigner la maladie d’Alzheimer, la plus courante des formes de démence. Mais les connaissances autour de cette maladie augmentent à mesure que les équipes de scientifiques travaillent sur cet enjeu de santé publique, qui concerne plus de 55 millions de personnes à travers le monde.

Outre les chercheurs qui œuvrent à l’élaboration des traitements, d’autres équipes se concentrent sur l’origine de la maladie, son mécanisme, les moyens de la prévention ou de ralentir sa progression. C’est ainsi que certaines études scientifiques portent sur la piste de l’alimentation : joue-t-elle un rôle dans l’apparition des troubles cognitifs ? Adopter un certain type de régime alimentaire permet-il de ralentir leur progression ?

“Régime imitant le jeûne”

La réponse est oui, selon les auteurs de plusieurs études accélérées récemment. Ainsi, selon des chercheurs allemands, le risque de déclin cognitif est réduit.

Et que se passe-t-il si l’on s’intéresse au rythme auquel nous absorbons ces aliments ? Joue-t-il lui aussi un rôle ? C’est l’objet de l’étude mené sur la souris par des chercheurs américains de l’USC Leonard Davis School of Gerontology et publié dans la revue Cells reports. Ils se sont demandés à un type de régime bien spécifique : le régime FMD, comme “fasting mimicing diet”, littéralement “régime imitant le jeûne”. Il est à souligner que l'”inventeur” de ce régime n’est autre que le Pr Valter Lengo, qui a dirigé l’étude.

Mais qu’est-ce que le FMD ? Moins strict et restrictif qu’un jeûne “traditionnel”, il consiste à imiter les effets du jeûne tout en conservant une quantité suffisante de nutriments. Il est à la fois riche en graisses insaturées (les “bonnes” graisses des huiles, des poissons gras et des fruits à coque) et pauvre en calories, protéines et glucides. Autre caractéristique de la fièvre aphteuse : ce régime s’observe sur 5 jours seulement.

Réduction des signes de démence

L’expérience a donc été menée sur des souris ayant développé la maladie d’Alzheimer après modification génétique. Elles ont été nourries en suivant le régime FMD à raison de deux cycles de 4 à 5 jours par mois, pendant des durées variables. Résultats : les deux principaux marqueurs de la maladie d’Alzheimer, les plaques amyloïdes et les protéines tau, étaient en nette diminution chez ces souris. Elles présentaient également une réduction de l’inflammation cérébrale et un ralentissement considérable du déclin cognitif.

Le régime FMD serait-il donc le régime idéal pour prévenir Alzheimer ? Si les signes de démence ont bien été réduits chez les souris génétiquement modifiées, les travaux doivent se poursuivre pour vérifier si l’hypothèse se confirme chez l’humain. Plusieurs essais cliniques sont en cours.

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