Manger mieux, dépenser moins – Magazine Avantages

85 % des Français estiment qu’avoir une alimentation de qualité revient trop cher. Près de 7 Français sur 10 se privent régulièrement de fruits et légumes frais, et 46 % des Français ont réduit leur consommation de viande et de poisson en raison de la flambée des prix1. Est-ce encore possible de manger sain et bon quand fils pouvoir d’achat fait la moue ? Oui ! Sur flaire les bonnes affaires et sur l’abus des bons de réduction. Mais on peut aussi piocher dans notre dossier plein d’astuces et de conseils de pros pour préserver sa santé et son porte-monnaie.

Marina Sba, auteure de “1 repas 1 euro” (éditions Solar) nous confie ses astuces pour concocter des recettes gourmandes et abordables. Au lieu de faire les courses pour trouver l’inspiration, il vaut mieux anticiper les menus pour n’acheter que le nécessaire et ne rien gaspiller. On peut également mettre sur les légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves), une bonne source de protéines à petit prix, et qui permet de réaliser plein de recettes. Dans la mesure du possible, éviter le supermarché et se fournir en vrac ou en gros, dans les épiceries orientales, par exemple”. Verser économiser en cuisineon investit aussi dans un congélateur plutôt que dans un minifour. “On peut y stocker les restes, et des plats faits à l’avance pour les jours de flemme (ça évite les livraisons de fast-food)recommande Marina Sba. Les bruts surgelés (surtout les légumes) coûtent moins cher et nous font gagner du temps. Et, pourquoi pas, on investit dans un appareil de mise sous videpratique pour allonger la durée de conservation des aliments”. L’experte des économies en cuisine a aussi son aliment fétiche : lune pomme de terre ! “Ça cale bien, ce n’est pas cher, ça se mange sous toutes les formes, ça se conserve longtemps et c’est sans gluten, pour une digestion facile”.

Les bons réflexes connectés pour consommer mieux

Éviter les intermédiaires, privilégier les circuits courts, acheter des “gueules cassées” … Voilà 3 sites internet à découvrir (et adopter) pour remplir son panier à moindres frais.

  • lafourche.fr : cette épicerie bio en ligne propose à ses adhérents (69 €/an, sans engagement) des milliers de produits jusqu’à 50 % moins cher.
  • nousantigaspi.com : l’épicerie engagée contre le gaspillage alimentaire vend des produits considérés comme non conformes par les distributeurs (fruitsmoches” ou date limite proche…). Et hop ! de 20 à 25 % d’économies sur son ticket de caisse.
  • ledrivetoutnu.com : 1500 produits locaux et “zéro déchet”, voilà ce que promet l’enseigne toulousaine à la conquête de l’Hexagone. De quoi faire ses courses au plus près de ses besoins en quelques clics, et les emporter ou se faire livrer à la maison.

3 astuces pour allonger avec de l’eau sans diluer le goût

Qu’est-ce qui est disponible en toute saison, ne requiert ni corvée de courses ni emballage, et ne coûte rien, ou presque ? L’eau du robinet, bien sûr, que l’on assimile peu à un ingrédient, si ce n’est en liquide de cuisson. Pourtant, H2O est une formule magique en cuisine, qui allège aussi la facture calorique. 3 astuces à adopter d’urgence en cuisine :

  1. Dans ma poêlée d’aubergines : après une coloration initiale avec un filet d’huile d’olive, on ajoute de l’eau petit à petit pour éviter que ça attache, jusqu’à ce qu’elles soient tendres – mais pas noyées.
  2. Dans une vinaigrette : un trio moutarde-vinaigre-huile d’olive en quantité habituelle, que l’on dilue avec deux cuillerées à soupe d’eau dès que l’on a besoin d’allonger la sauce, pour des carottes râpées, des grandes salades, des artichauts…
  3. Dans un fondant au chocolat : 15 cl (oui, oui) ajoutés à l’appareil de base (3 œufs battus, 125 g de sucre, 100 g de farine, 200 g de chocolat noir, 125 g de beurre demi-sel), ça donne un gâteau coulant et pas trop gras. Attention : dans un moule à cake uniquement, sinon marécage central assuré !

3 recettes pas chères avec des légumes secs

On devrait consommer des légumes secs 2 fois/semaine, selon le Programme national nutrition santé2. Mais on reste à la traîne avec 2 kg/habitant/an, contre 7, en moyenne, dans le monde. Pourtant, la grande famille des lentilles, pois chiches, haricots secs, fèves, etc. concentre tous les atouts. Nutritionnels d’abord (source de protéines, fibres, glucides complexes, minéraux, vitamines), écolo aussi (leur culture capture l’azote et diminue les engrais), et économiques surtout : côté budget, ce n’est pas la fin des haricots, mais le début d’une longue histoire prometteuse. Frais, secs, en conserve ou surgelés, on en glisse partout !

  • Biscuits haricots-choco :

Égouttez 200 g de haricots blancs (conserve ou bocal). Mixez-les avec 100 g de farine T80, 60 g de beurre de cacahuètes, 50 g de sirop d’agave (ou sucre complet), 2 cuil. à c. de levure chimique et 1 pincée de sel. Incorporez 50 g de pépites de chocolat noir. Formez et aplatissez des boules. Faites-les cuire 15 min à 180 °C.

  • Chiches frites de pois :

Mixez 800 g de pois chiches égouttés. Mélangez-les avec 80 g de farine et du sel. Pétrissez pour obtenir une pâte compacte, abaissez-la au rouleau sur 1 cm d’épaisseur et taillez des bâtonnets au couteau. Faites chauffer un bain d’huile et faites-les frire 2 min env. en procédant en plusieurs fournées. Égouttez les frites sur du papier absorbant, servez avec une mayonnaise piquante à l’ail.

  • Croque-Monsieur vert aux fèves :

Faites cuire 150 g de fèves surgelées pendant 5 min dans une casserole d’eau bouillante salée. Égouttez-les, passez-les sous l’eau froide, pelez-les si besoin. Mélangez-les avec 30 g de fromage frais et du poivre. Tartinez 4 tranches de pain de mie complet avec cette préparation, refermez avec 4 autres tranches. Faites-les dorer dans une poêle 3 min de chaque côté, avec un filet d’huile d’olive. Coupez les croques en quatre en diagonale, dégustez tiède illico, avec une salade.

Quantité réduite en douce, recette modifiée… Certains industriels rivalisent d’ingéniosité pour réduire le coût de leurs produits sans changer les prix à l’unité. Le mais ? Préserver leur rentabilité malgré l’inflation (selon eux, le consommateur serait plus sensible au visuel qu’au contenu réel de ce qu’il achète…). Et cette tricherie – appelée aussi “réduflation” ou “rétrécissement” – reste légale. Pas envie de devenir le dindon de la farce ? On file sur les sites qui défendent nos droits et nous alertent sur les pratiques marketing douteuses : famillesrurales.org ; clcv.org ; quechoisir.org.

1. Observatoire E.Leclerc des nouvelles consommations.

2. Programme national nutrition santé (PNNS) sur solidarites-sante.gouv.fr.

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