Le Petit Cévenol, cet emblématique gâteau à la châtaigne, s’invite au salon gardois du Miam

Le petit fleuron des Cévennes, présent au Salon de la gastronomie (Miam) présenté ce vendredi 18 novembre, a franchi les frontières et vis Paris !

C’est presque devenu une habitude pour lui. Pour la cinquième année consécutive, le Petit Cévenol fera partie d’innombrables douceurs à goûter lors du Miam 2022, le salon gastronomique de l’agglo qui se tient du 18 au 21 novembre prochains au parc des expos à Méjannes-lès-Alès. “On commence, peut-être, à faire partie des murss’amuse à dire Xavier Pontet, l’un de ses deux créateurs. C’est toujours intéressant de faire rayonner sa marque au milieu des professionnels. Espérons qu’il y aura du monde !”

L’histoire de deux potes et d’une recette

Officiellement, le Petit Cévenol voit le jour en 2016, à Génolhac. Mais en réalité, c’est quelques années plus tôt, et un peu plus haut, aux gîtes du mas de la Barque à Vialas (Lozère), qu’il est vraiment apparu. “Je le servais en dessert au restaurant du gîte. Je le sers toujours d’ailleurs“, raconte Xavier Pontet, qui est, depuis bientôt neuf ans, gérant des lieux.

Un hiver, Romain Brunel, un copain de jeunesse avec qui il jouait au pied, dans le temps, à Chamborigaud, travaille avec lui le temps d’un hiver. Ensemble, ils s’associent pour un objectif : faire sortir le gâteau des murs du mas.

En place dans une capitale gastronomique

“Quand on pense gâteau à la châtaigne, il y a toujours ce souvenir lointain du gâteau un peu sec… Un peu étouffant…” Une expérience “étouffe-chrétien” qui ne semble, ici, pas se renouvelé : “On n’utilise pas de farine de châtaigne “. De la crème de marrons, des œufs et du beurre sont les seuls ingrédients, “et sans gluten, ni conservateurs “. La recette est ensuite déclinée sous plusieurs formes : muffins, cakes, mignardises ou pequelets.

Six ans déjà, les deux amis se séparent les tâches depuis. Xavier s’occupe des livraisons et Romain de la production des pâtisseries. Celles-ci sont vendues dans une cinquantaine de points de ventes dans le sud de la France – petites boutiques, épiceries fines ou grandes surfaces – entre Narbonne et Marseille, en passant par le Gard et la Lozère.

Et tout récemment, un cap a été franchi : elles se vendent désormais, dans une dizaine de boutiques lyonnaises. “Il faut croire qu’il y trouve sa clientèle ! ” Et après la capitale des Gaules, temple ô combien célèbre de la gastronomie, “on va bientôt attaquer Paris“, planifie Xavier Pontet.

Et comme armée, lui et son associé, épaulés par deux autres personnes, comptent sur les 1 600 gâteaux confectionnés chaque semaine. Dernier point à régler : une meilleure relocalisation de l’assemblage final de la production, actuellement basée à Narbonne grâce à une “opportunité” au lancement de l’affaire. Ça se fera à Aubais, dans des locaux neufs et plus adaptés. Un village non-cévenol, mais gardois, proche de Nîmes, de l’A9, et donc des grandes cités culinaires de l’Hexagone .

Le mas de la Barque ouvert cet hiver

Cela fait quelques années que c’est dans les cartons. Le mas de la Barque, autre activité de Xavier Pontet, devait fermer pendant plusieurs mois cet hiver 2022/2023.

La raison : un grand projet de rénovation de l’ensemble du village de gîtes voulu par le Département de la Lozère, propriétaire des murs.

Des travaux qui, finalement, sont reportés à l’automne 2023. »Ce qui fait que, contrairement à ce qu’on avait prévu, le mas de la Barque reste ouvert tous les jours cet hiver“, annonce-t-il. “La commercialisation du Petit Cévenol est aussi là pour se préparer à cette fermeture provisoire“, poursuit le gérant.

Les gîtes du mas de la Barque sont ouverts 7 jours sur 7 (sauf jours fériés). Côté gâteaux, trois enseignent vendent, à Alès, le Petit Cévenol : le primeur Le marché de Saint-Jean (place Saint-Jean) ; l’épicerie Casetta Casetti (esplanade de Clavières) et le magasin Hyper U (avenue Olivier de Serres).

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