Cinq nouveaux livres de cuisine à mettre dans (ou sous) la hotte

C’est devenu une tradition. Avant Noël, qu’il neige ou non, c’est l’avalanche de livres de cuisine dans les librairies. Et il faut bien reconnaître que tous ne sont pas des cadeaux. Voici notre seconde sélection de cinq ouvrages qui expriment de se faire une place sous le sapin.

La mer à boire, et à manger

Cette encyclopédie est aussi généreuse et gourmande que peut l’être la cuisine méditerranéenne ! Mille trois cents recettes couvrant vingt-quatre pays, des descriptions de produits emblématiques et de célébrations gastronomiques – du taboulé à la Fête des roses –, des extraits littéraires, des illustrations à l’aquarelle… Cet énorme bouquin réussit un pari impossible : faire le tour du pourtour méditerranéen. Son autrice, Mireille Sanchez, avait déjà livré une somme impressionnante sur la cuisine du poulet à travers le monde : Le Poulet voyageur (BPI, 2019). Elle a de nouveau pris sept années de recherches, de voyages, pour restituer le meilleur de ses expériences culinaires. Si ce très (très) gros ouvrage n’est pas simple à manipuler en cuisine, son sommaire et ses index de recettes (par produits, par pays) en font un allié sûr des fourneaux.

Méditerranéede Mireille Sanchez (La Martinière, 1 088 pages, 55 euros).

La nourriture, terre de réflexions

« L’alimentation est une loupe pour comprendre nos manières de vivre ensemble et de vivre le monde », clame Emilie Laystary en préambule de son livre. Tout au long de la quarantaine de chroniques pleines d’intelligence qui émanent de cet ouvrage – adapté du podcast à succès « Bouffons » (Nouvelles Ecoutes) et joliment illustré par l’artiste Robabée –, la journaliste indépendante poursuit une quête à la fois noble et érudite : celle d’aborder la nourriture comme un fait social à part entière. Inspirée par les études alimentaires, cette approche universitaire que les Américains font de l’alimentation, Emilie Laystary donne la parole à une pléiade d’intervenants (historiens, anthropologues, chefs et philosophes) et cuisine tour à tour avec eux les grandes questions culinaires de notre temps : le dérèglement climatique , la souveraineté alimentaire, la recherche du bien-manger ou encore la diversité des aliments identitaires. Un livre à grignoter entre deux repas… pour faire le plein de matière grise.

Petit traité de la bouffe. Ce que nos assiettes possèdent de nousd’Emilie Laystary, d’après le podcast « Bouffons » (Marabout, 192 pages, 22,90 euros).

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Rien ne se jette, tout se cuisine

Noël étant synonyme de gaspillage à tous les étages, voici un livre qui pourrait être utile sous le sapin : soixante-dix recettes pour utiliser des restes. Kimchi d’épluchures, houmous de lendemain de couscous, pralin sucré de fond de boîte de corn flakes, soupe d’oignon en fin de vie, eau de romarin flétri… ça vous tente ? Sachez qu’en dépit de leur nom pas forcément engageant, les plats sont renvoyés d’une vraie ambition gastronomique. Ce « tiramisu aux croissants rassis » a fière allure, tout comme les « pâtes farcies aux restes de légume pot-au-feu » (avec réalisation de la pâte incluse). On doit cet ouvrage à Anthony Denon, chef étoilé passé chez Jean-François Piège et Alain Ducasse, qui centre son travail à l’Hôtel Burgundy (Paris) autour du végétal, du bio et du zéro déchet. « Des recettes franches qui alimenteront votre envie de cuisiner des ingrédients du quotidien sans rien jeter, car rien ne se jette, tout se cuisine ! »résume-t-il avec justesse.

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